El Hadj Momar Samb, membre du CESE : « L’Assemblée nationale qui doit surveiller et contrôler… doit être elle-même dans une posture de se faire contrôler »

La mission d’audit de l’Agence de Régulation des Marchés Publics (ARPM) a eu droit à une fin de non recevoir au niveau de l’Assemblée nationale qui sous prétexte que l’institution n’est pas soumise au code des marchés publics refuse la transparence. Ce que juge « inadmissible » Pr El Hadji Momar Samb, leader du Rassemblement des Travailleurs Africains-Sénégal (RTA-S) et non moins membre du Conseil Economique Social et Environnemental (CESE) tout aussi impliqué qui souligne qu’il n’y a « aucune institution, tout l’Etat et ses démembrements mêmes les collectivités locales, les établissements publics n’échappent à cette règle d’audits ». Mieux, « l’Assemblée nationale qui doit surveiller et contrôler même l’application des politiques du gouvernement, doit être dans une posture elle-même de pouvoir se faire contrôler, de se faire appliquer la loi qu’elle applique et qu’elle fait appliquer à d’autres ».



El Hadj Momar Samb, membre du CESE : « L’Assemblée nationale qui doit surveiller et contrôler… doit être elle-même dans une posture de se faire contrôler »

En effet, El Hadji Momar Samb qui se prononce sur le cas précis ne manque pas de préciser qu’il  faut « partir de la loi elle-même du code des marchés qui identifie le champ d’application des différentes dispositions. Il n’y a aucune institution, tout l’Etat et ses démembrements mêmes les collectivités locales, les établissements publics n’échappent à cette règle d’audits de l’Agence de Régulation des Marchés Publics puissent.  Je ne vois pas ce qui s’oppose à cela. Comme il a été précisé du reste, l’audit est un contrôle du respect des règles des marchés et qu’il peut y avoir défection  au niveau de ceux-là qui sont dans les institutions des établissements publics et collectivités locales ou cela peut être également le fait peut être de dispositions qui ne soient pas en adaptation avec la situation » avant d’enchaîner.

« Dans tous les cas, c’est une disposition à la fois de transparence et de bonne gouvernance des deniers publics. Rien de ce point de vue, aucun secteur ne doit échapper à l’œil de l’ARMP, tout le monde doit en être convaincu et une bonne fois pour toute que tout le monde l’accepte. Je ne puis comprendre que ça soit l’Assemblée nationale que ça soit le CESE ou un autre organisme, institution puisse rechigner sur ce fait là.  Si cela est établi, cela pose du moins de vue du passé que cet audit n’est pas pu se faire à l’Assemblée nationale ou CESE » sur les ondes de la Rfm où le leader politique que juge l’état actuel des choses tout simplement « inadmissible» ne manque pas d’appeler à la rupture.

« Il s’agit pour la nouvelle législature ou pour le gouvernement de l’alternance de prendre des mesures qui permettent véritablement d’aller vers la rupture. La gestion des deniers publics et que les gestionnaires puissent faire l’objet d’un contrôle d’un audit que les règles de passations des marchés puissent être regardées, surveillées. Tout cela participe de l’amélioration de la bonne gouvernance, du principe même de reddition des comptes, des deniers appartenant à la Nation. Non seulement l’Assemblée doit comprendre l’esprit des lois pour les conformer à la constitution mais aussi à l’éthique de responsabilités du point de vue de leur posture. Mieux, l’Assemblée qui doit surveiller et contrôler même l’application des politiques du gouvernement et à fortiori cette assemblée doit être dans une posture elle-même de pouvoir se faire contrôler,  de se faire appliquer la loi qu’elle applique et qu’elle fait appliquer à d’autres », lâche-t-il.


Vendredi 30 Août 2013 - 15:30



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