Election à la CAF : Badara Mamaya Séne contre Maitre Augustin Senghor dans l’affaire Issa Hayatou

Ils sont nombreux les amoureux du football africain qui s’offusquent de l’attitude d’Issa Hayatou qui veut s’éterniser à la tête de la CAF. Dans son combat le camerounais a réussi une réforme des textes ainsi « réservant le poste de président aux uniques membres ou ex-membres du Comité Exécutif de l’organisation suprême du football africain ». Et pour beaucoup d’observateurs comme nos confrères d’Ivoire sport, « le texte proposé par l’Algérien Mohamed Raouraoua et adopté à par 44 voix contre 6, n’a véritablement pas atteint le but visé, qui était d’exclure le candidat déclaré à la CAF, l’ivoirien Jacques Anouma ». Dans ce combat juridique deux sénégalais sont dans les deux camps opposés.



Election à la CAF : Badara Mamaya Séne contre Maitre Augustin Senghor  dans l’affaire Issa Hayatou
Selon nos confrères Hayatou est pris dans son propre piège car « l’ex-président de la Fédération Ivoirienne de Football (FIF), qui est membre d’office du Comité Exécutif de la CAF, parce que Membre du Comité Exécutif de la FIFA n’est pas concerné par cette nouvelle disposition. Parce que premièrement, le nouveau texte ne précise pas la qualité du membre (il y a des membres élus, cooptés ou d’office) et deuxièmement, il n’entrera en vigueur, que 90 jours après son adoption.

Or, bien avant le délai de trois mois, les candidatures à la présidence de la CAF seront ouvertes (le 11 septembre prochain). Il suffit donc aux potentiels postulants de déposer leur candidature dans le délai, pour qu’ils ne soient pas frappés par la nouvelle loi Hayatou qui prendra effet à partir du 03 décembre. Etant donné que la loi n’est pas rétroactive. En d'autres termes, Anouma n'est pas hors course comme certains l'ont annoncé ».

En attendant certainement donc cette guerre d’interprétation, le vice-président de la Commission des Arbitrages, le sénégalais Badara Mamaya Séne cité par nos confrères et présenté comme un proche d’Hayatou trouve que « c’est bien que le texte ait été adopté à la grande majorité. Cela permettra de sauver notre institution d’un quelconque aventurier qui viendrait prendre sa tête, parce que soutenu par un Chef d’Etat ».

Maitre Augustin Senghor, président de la Fédération sénégalaise de football est quant à lui présenté comme un élément de l’autre camp et selon ses propos recueillis par un confrère ivoirien à Mahé Island, il pense que l’ancien président du foot ivoirien peut bien se présenter «Il faut éviter de focaliser le débat sur Jacques Anouma. Il n’est pas concerné par cette loi. Il est membre du comité exécutif. Nous savons tous que l’intention de l’écarter est manifeste mais, les gens s'y sont mal pris. La loi n’étant pas rétroactive, il lui suffit comme il suffit à tous les autres membres du comité exécutif de la Caf de déposer leur candidature dès ce mois de septembre pour être à l’abri de tout. Parce qu’au regard du texte qui a été adopté, ils sont tous éligibles ».

Voilà une guéguerre entre sénégalais loin de nos propres terrains mais qui peut renforcer le fairplay entre ivoiriens et sénégalais pour nos prochaines rencontres dans le cadre des éliminatoires de la CAN 2013.


Ndiaga Diouf avec Ivoire sport


Jeudi 6 Septembre 2012 - 11:56



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