Elections au Nigeria: tensions dans l'Etat pétrolier de Rivers

Les Nigérians étaient mobilisés tout au long du week-end pour leurs nouveaux sénateurs et députés, et surtout un nouveau président. Tout se joue entre deux personnalités : Goodluck Jonathan, le président sortant, et Muhammadu Buhari, qui conduit une vaste coalition de l'opposition. Globalement, le vote s'est déroulé dans le calme excepté dans des points stratégiques, comme l'Etat de Rivers, où PDP et APC se disputent l'électorat local. Sur place, plusieurs des manifestations et des altercations se sont produites durant le week-end.



Un gouverneur qui échappe de peu à une fusillade, de vives altercations entre civils dans un centre de vote, des manifestations le long des rues de Port Harcourt... Cette fin de semaine, dans plusieurs villes de l'Etat de Rivers, l'atmosphère était électrique.

Cela fait des semaines que la tension est à son comble dans cette zone pétrolifère. Car l'Etat de Rivers, c'est la région d'origine de la Première dame, qui tente de maintenir ses assises -et celles de Goodluck Jonathan - face à la défection de militants locaux au profit du APC, la coalition de Muhammadu Buhari.

Dans un tel contexte, la moindre anomalie est source de polémique. Lorsque des dysfonctionnements ont été décelés dans l'enregistrement des électeurs ce samedi, le gouverneur Rotimi Amaechi, mais aussi un sénateur pro-Buhari, sont montés au créneau pour demander l'annulation du scrutin dans cet Etat.

Du coup, le gouverneur dénonce des fraudes massives. Dans un communiqué, ce responsable accuse les membres de la Commission électorale d' « être des militants du PDP » et d'avoir « falsifié les résultats »... Des accusations démenties par les responsables locaux du PDP, qui jugent le scrutin « crédible » et « transparent ».


Rfi.fr

Lundi 30 Mars 2015 - 10:38



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