Elections du 29 novembre: Satisfaite de la campagne électorale, la CODEL est fin prête pour l’observation

Au cours d’une conférence de presse qu’elle a organisée ce samedi 28 novembre 2015, la Convention des organisations de la société civile pour l’observation domestique des élections (CODEL) de Me Halidou Ouédraogo a exprimé sa satisfaction du déroulement de la campagne électorale, en dépit des quelques dysfonctionnements notés. Elle s’est dit également prête à relever, à jour J-1, le défi d’une observation pro active des élections du 29 novembre 2015.



Elections du 29 novembre: Satisfaite de la campagne électorale, la CODEL est fin prête pour l’observation
ça y est ! C’est ce dimanche que les Burkinabè éliront les futurs dirigeants à qui les autorités de la transition cèderont la place. Pour l’organisation de ces élections initialement prévues pour se dérouler le 11 octobre 2015, tous les acteurs du processus étaient à pieds d’œuvre pour plus de crédibilité et de transparence. La CENI, au premier chef mais aussi les organisations de la société civile. La CODEL, elle, est fin prête pour l’observation des élections. Son président Me Halidou Ouédraogo et ses collaborateurs ont animé un point de presse au cours duquel ils ont salué le déroulement « paisible et sans incidents » de la campagne électorale. 

Dans la déclaration lue par Ismaël Diallo, il ressort que les acteurs politiques se sont « évertués à respecter le pacte de bonne conduite » en présentant leurs programmes dans un « esprit républicain. Ceci qui convainc la convention de la « maturité démocratique du peuple burkinabè. Outre cela, la CODEL s’est réjoui de l’implication de tous les acteurs, notamment de la CENI pour son « bon esprit de collaboration » ; des femmes pour leur participation avec deux femmes à la présidentielle et près de 8 000 femmes aux législatives ; des médias pour leur « comportement responsable » et des forces de défense et de sécurité pour leur déploiement en vue de sécuriser le déroulement du vote.

Les couacs constatés
Quoique la satisfaction soit au rendez-vous à la veille des élections, la CODEL a noté des dysfonctionnements qu’elle a tenu à partager avec la presse. Il s’agit entre autres de la « guerre » des « articles et post virulents » sur les réseaux sociaux ; des affiches anarchiquement collées dans des lieux publics (les avenues Nelson Mandela, Thomas Sankara, Aboubacar Sangoulé Lamizana, de l’Assemblée nationale…), pourtant interdits par le président de la délégation spéciale de la commune de Ouagadougou. Enfin, l’un des couacs constatés par la CODEL, c’est le non-respect de cette disposition du code électoral qui interdit la distribution et le port des gadgets publicitaires à l’effigie des candidats. Au terme de sa déclaration, la Convention a formulé quelques recommandations aux acteurs impliqués dans le processus. Elle souhaiterait que les candidats acceptent les résultats définitifs et qu’ils fassent confiance à la CENI et aux institutions judiciaires, dans le souci de préserver la paix. Aux médias, il a été demandé de « traiter l’information de manière professionnelle ». La CODEL a aussi invité les citoyens à voter massivement et à être des artisans de la paix.

En rappel, pour l’observation de ces élections, la CODEL bénéficie du soutien technique et financier de DIAKONIA, et de l’expertise de la National Democratic Institute (NDI), d’OSIWA (Open Society Initiative for West Africa) dans la mise en œuvre de la Situation Room. Cette dernière est un dispositif que la CODEL compte expérimenter et qui favorise le partage d’informations en temps réel grâce aux 5 000 observateurs dont 1 006 sont chargés du comptage parallèle des votes.
Source: lefaso.net


 


Dimanche 29 Novembre 2015 - 07:48



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