Elections en Ouganda: ouverture dans le désordre des bureaux de vote

En Ouganda, 15 millions d'électeurs sont appelés à voter ce jeudi pour des électinos législatives et présidentielle. 290 sièges de députés sont à renouveler et surtout le président sortant, Yoweri Museveni remet en jeu son mandat. Les bureaux de vote devaient ouvrir à 6h (TU) mais plusieurs sites n'ont pas pu ouvrir à temps.



De nombreux bureaux de votes n’ont pas ouvert à l’heure ce matin. Ils étaient supposés être opérationnels dès 7h locales (6h TU) mais un certain nombre présentaient encore porte close à 8h dans la capitale. En cause visiblement, le matériel électoral qui n’était pas encore arrivé. Mais les files d’électeurs se sont déjà formées devant les bureaux.

La Commission électorale a appelé hier les Ougandais à se présenter tôt dans leurs bureaux ce jeudi matin. Les organisateurs s'attendent en effet des problèmes dus à de mauvais aiguillages des électeurs. Les Ougandais choisissent leur président et leurs députés, soit plusieurs votes en un ce qui risque de créer certaines difficultés lors du passage aux urnes, d’autant plus qu’un nouveau système biométrique est pour la première fois utilisé dans le pays.

 

Cet empêcheur de crime, un taxi-moto attend son ordre de mission pour ce jour de vote. Il devra soit sécuriser un bureau, soit patrouiller dans la capitale. Pour cela, il affirme avoir reçu différents entraînements...
 
 

 

Museveni président-candidat

Arrivé au pouvoir il y a 30 ans en renversant le régime en place et après plusieurs années de guérilla, Yoweri Museveni est candidat face à sept concurrents. Il est particulièrement apprécié dans son pays où il apparaît comme le dirigeant qui a su ramener la paix. Il a su faire taire les nombreuses rébellions notamment la LRA et les ADF. Autre point fort de son mandat, la place prise par l'Ouganda dans la politique régionale : lutte contre les shebabs et médiation dans la crise burundaise. 

Mais il faut noter qu’environ 80% de la population a moins de 30 ans en Ouganda. La plupart des électeurs n’a donc pas connu d’autre dirigeant que Yoweri Museveni. Si un certain nombre aspirent à la stabilité et au maintien au pouvoir du Mzee, « l’ancien »  ainsi qu'il se surnomme lui même, une autre part de la population aspire elle au changement.

Source: Rfi.fr



Jeudi 18 Février 2016 - 07:06



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