Electricité : les tarifs pourraient baisser en 2017

La Senelec pourrait baisser ses tarifs en 2017. C’est ce qui est sorti de la réunion du lancement de la révision des conditions tarifaires de l’entreprise pour la période 2017-2019. Mais cette baisse, si elle a lieu, ne devrait être que marginale, soutient Makhtar Cissé, le directeur général de la société nationale.



La baisse du baril de pétrole va avoir une certaine influence sur le coût de l’électricité. C’est ce qu’a déclaré Mamadou Ndoye Diagne, le président de la Commission de régulation du secteur de l’électricité (Cese). Cette déclaration, M. Diagne l’a faite à la sortie de la réunion de lancement de la révision des conditions tarifaires de l’entreprise : «c’est un processus en 6 phases : la première c’est le lancement, ensuite nous aurons une phase préparatoire et pendant cette phase, nous ferons le bilan des activités de Senelec, lequel bilan portera sur la période 2014-2016», a-t-il soutenu.

Continuant sur sa lancée, le Président de la Cese explique : «Dans cette phase préparatoire, le ministère de l’Energie, réitérera des normes en matière d’électrification urbaine à la suite de laquelle la Commission élaborera un document de consultation publique pour recueillir les avis de toutes les parties prenantes, de telle sorte que Senelec puisse préparer sur la base de normes éditées par le ministère, les investissements sur la période 2017-2019. Ces investissements vont faire l’objet de coûts de référence qui seront analysés par la commission, et ensuite, la Senelec proposera des coûts de référence définitifs et qui vont nous permettre d’élaborer un projet de décision que nous soumettrons à une deuxième consultation publique».

Et M. Ndoye de préciser : «Cette deuxième consultation publique est extrêmement importante dans la mesure où  c’est la dernière phase avant d’élaborer un projet de décision définitif qui va permettre à Senelec  pour la période de 2017-2019 d’avoir des conditions tarifaires qui auront un double objectif : assurer la viabilité économique de la Senelec d’une part, et d’autre part, produire l’énergie en quantité suffisante et à des coûts supportables par les industries et les ménages». Mais cette baisse ne pourra être que marginale, soutient Makhtar Cissé, Directeur général de la Senelec qui explique que cette situation par le fait qu’ : «aucune des centrales n’est au rendez-vous au moment où je parle et la compensation disparait ou va disparaitre. Cela peut se traduire, si la commission décidait aujourd’hui de boucler ses travaux par une baisse, elle ne pourra que marginale».

Ousmane Demba Kane

Lundi 26 Octobre 2015 - 11:05



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