Elèves et étudiants prolongent les fêtes

Les élèves et étudiants sont encore en fête. Les cours d’écoles sont quasiment désertiques. Elèves comme professeurs ont prolongé les fêtes de Tabaski. Il est, en effet, de coutume pour les écoles primaires, secondaires, de même que les universités d’anticiper les fêtes par des grèves ou d’autres astuces.



Les classes désertées par les élèves
Les classes désertées par les élèves
11h à l’école primaire Derklé 3. Il y règne un calme de cimetière. Certes, ce n’est pas encore l’heure de la récréation mais beaucoup d’élèves sont aux abonnés absents ce jeudi. Toutes les portes de l’école sont fermées sauf une seule. A l’intérieur de cette salle, une imposante table remplie de boites de craies, de stylos, de cahiers, de livres et autres matériels scolaires vautre au milieu de la pièce. Elle est occupée par un monsieur grand de taille, habillé en grand boubou blanc avec un bonnet rouge à la tête. Il est le directeur de l’école primaire Derklé 3. Son nom, M. Sy.

Sans fioriture, il confirme que les élèves ont déserté ce jeudi les classes. «Les maitres sont au rendez-vous. Cependant, on a noté beaucoup d’absences du coté des élèves», a-t-il affirmé. Le directeur de l’école Derklé 3 a ajouté que «beaucoup d’élèves sont venus en retard. Il y en a pour qui leurs parents croyaient que les cours allaient reprendre lundi 15 décembre prochain».

Ces propos ont été confirmés par une maîtresse de la même école. Il a une classe de CE2 qui jouxte le bureau de M. SY. Trouvée en train de faire une leçon de calcul dans une classe à moitié pleine, elle n’avait pas besoin de parler du prolongement des fêtes par les élèves.

A l’instar de leurs petits frères du primaire, les élevés du CEM Ousmane Soce Diop, eux-aussi avaient anticipé de deux jours avant les fêtes. C’est que le professeur de français de cet établissement nous confie. M. Diop de soutenir : «vous voyez (montrant la cour de l’école), nous sommes en recréation mais il n y’a pas beaucoup de monde. Il attendent probablement le lundi 15».

«C’est devenu une habitude pour l’école sénégalaise de sécher les cours au lendemain des fêtes. Il y a même des professeurs qui le font. La preuve, deux sont, aujourd’hui, absents», a embrayé une surveillante dudit établissement Mme Ndiaye.

Un saut du coté de l’UCAD permet de constater la même atmosphère. Un calme plat se justifie par l’absence des étudiants. Dans ce temple du savoir, seules quelques rares personnes ont été trouvées sur place. Ils viennent le plus souvent réviser. C’est ce que nous fait savoir Marième Sylla, étudiante à la faculté de droit et résidante à la cité Claudel. Cette étudiante cherche un justificatif et défend le reste de la communauté éducative en indiquant que «les fêtes sont courtes. Le président de la République doit songer à ceux qui habitent les régions lointaines pour augmenter les jours de congé aussi bien pour la Korité que la Tabaski».

Ndèye Maty Diagne (Stagiaire)

Jeudi 11 Décembre 2008 - 16:41




1.Posté par Fatoumata Wade le 23/12/2008 21:30
L'article est très intéressante dans la mesure où l'ambiance même de fête est sentie à travers l'éloquence et le ton employés. Et à embrasser toutes les couches touchées par ce désert et ce paresse dûs à la fête.

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