Emoi à Niamey après l’attaque des soldats nigériens de la Minusma

L'armée malienne et la Mission de l'ONU au Mali (Minusma) poursuivaient samedi leurs recherches pour retrouver les auteurs d'une attaque ayant fait la veille au moins neuf morts parmi des casques bleus nigériens. L'attaque a ciblé un convoi du contingent nigérien de la Minusma vendredi matin « alors qu'il se déplaçait vers Indelimane, sur l'axe Ménaka-Ansongo », dans la région de Gao (nord-est), selon la Minusma. Cette attaque a provoqué une forte indignation à Niamey où la société civile se fait entendre.



« Condamnation » et « indignation », tels sont les maîtres-mots employés par le défenseur des droits humains au Niger, Seydou Abdoulaye, président du Réseau panafricain pour la paix et la démocratie :« Il y a lieu de déployer tous les moyens pour que les auteurs soient poursuivis, traqués et puis, dans tous les cas, jugés conformément aux normes internationales. »
« Situation provisoire »
Tout en condamnant l’acte, le secrétaire général de l’association Alternative espace citoyen, Moussa Tchangari, s’est dit de cœur avec les familles des victimes :

« C’est vraiment triste qu’il y ait autant de morts [...] On pensait que cette intervention-action allait mettre fin à la situation qui prévalait dans ce pays. On voit bien que l’intervention a seulement permis de créer une situation provisoire, qui a permis la tenue de l’élection au Mali. Mais ces groupes sont en train de se réorganiser et de revenir à l’attaque. »
Cette embuscade intervient au moment où beaucoup font montre d’espoir quant à l’issue des pourparlers inter-maliens.
 


rfi.fr

Dimanche 5 Octobre 2014 - 16:42



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