En Côte d’Ivoire, le FPI évoque jusqu’à 1000 prisonniers politiques

Ce n'est pas la première fois que le Front populaire ivoirien (FPI) dénonce la détention de ses sympathisants. Mais jamais le parti de l'ex-président Gbagbo n'avait avancé un tel nombre. Près de 1 000 personnes seraient en prison, dont certains dans des lieux secrets, et seraient torturés affirment le Front populaire ivoirien. L'Etat dénonce des mensonges.



Le président par intérim du FPI, Pascal Affi N'Guessan (ici lors de la convention de son parti, le 22 février 2014) dénonce le sort réservé aux sympathisants de son parti emrisonnés. AFP PHOTO / ISSOUF SANOGO
Le président par intérim du FPI, Pascal Affi N'Guessan (ici lors de la convention de son parti, le 22 février 2014) dénonce le sort réservé aux sympathisants de son parti emrisonnés. AFP PHOTO / ISSOUF SANOGO

Enquête auprès des familles, travail sur des listes de prisonniers : voilà les deux méthodes que les cadres du FPI affirment avoir utilisées. Au final, le parti estime qu'entre 700 et 1 000 de ses sympathisants sont détenus, et certains dans des conditions déplorables déclare le chef du FPI, Pascal Affi N'guessan. « Certains de ces prisonniers sont détenus dans des lieux tenus secrets, et sont soumis à des tortures, à des traitements inhumains et dégradants, affirme-t-il. Les conditions sanitaires sont déplorables. Il y a des morts. Et donc il y a des grosses questions de droits de l’Homme dans les prisons ivoiriennes. »

Les autorités parlent de mensonges et appellent le FPI à fournir des éléments de preuves. Bruno Kone le porte-parole du gouvernement accuse également ce parti d'attiser la violence. « Premièrement, il n’y a pas de prisonnier politique en Côte d’Ivoire. Encore moins de 700 à 1 000 prisonniers politiques. Ce sont tout simplement des histoires. Tout cela est dit sans aucun nom, sans aucune preuve, sans aucun lieu. Donc quelle crédibilité voulez-vous accorder à ce type de déclaration ? La situation aujourd’hui n’est plus à la belligérance, et il faut arrêter ce type de déclaration. »

Les cadres du FPI estiment que la détention de leurs sympathisants complique, voir bloque tout dialogue politique.

Source : Rfi.fr



Vendredi 4 Juillet 2014 - 10:44



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