En Mauritanie, l’opposition boycottera les élections du 21 juin

En Mauritanie, le Forum national pour la démocratie et l'unité a annoncé ce dimanche son intention de boycotter l'élection présidentielle du 21 juin 2014. Le FNDU dénonce une date fixée de manière unilatérale qui enlève toute crédibilité au scrutin.



Le dialogue politique entre majorité, opposition et gouvernement doit déboucher sur la tenue d'une élection présidentielle consensuelle.
Le dialogue politique entre majorité, opposition et gouvernement doit déboucher sur la tenue d'une élection présidentielle consensuelle.

C'est parce que le dialogue se trouve dans l'impasse que l'opposition dit avoir décidé de boycotter le scrutin. « Nous avons compris que le pouvoir ne veut pas discuter, et qu'il veut aller seul aux élections pour se reproduire », résume Mahfoud Ould Bettah, coordinateur du pole politique du Forum national pour la démocratie et l'unité. « On a fait un constat évident, le pouvoir veut nous exclure des élections. Il souhaite aller aux élections tout seul », ajoute Mahfoud Ould Bettah qui se dit prêt à revenir sur ce boycott « à la condition que le pouvoir nous donne des gages d’une volonté réelle d’aller à un dialogue sérieux. En particulier, nous voulons que le pouvoir en place s’engage à donner le temps nécessaire à un éventuel accord pour permettre à l’opposition d’aller à l’échéance électorale présidentielle. »

Concrètement, le FNDU insiste sur le fait que le pouvoir n'a pas voulu s'engager noir sur blanc à appliquer un éventuel accord même s'il devait remettre en question l'agenda électoral actuel. Pour les partis du Forum, l'élection du 21 juin n'aura aucun crédit si elle se tient à cette date, car les délais sont trop courts, disent-ils, pour mettre en place toutes les mesures nécessaires à l'organisation d'un scrutin transparent.

Pour ne pas porter la responsabilité d'une rupture totale des pourparlers, le pôle politique du FNDU se dit néanmoins prêt à retourner à la table du dialogue, à condition que celui-ci soit sérieux. « Notre objectif est l'organisation d'une élection transparente, et il reste toujours valable à ce jour », précise Yahya Ould Ahmed Waqef, chef de la délégation de l'opposition au dialogue.

Du côté du pouvoir, on dit regretter « infiniment » cette décision de boycott. Mohamed Mokhtar Ould Zamel, le chef du groupe parlementaire de la majorité, explique que le pouvoir n'a « jamais posé de ligne rouge ». Il dit rester ouvert à toute proposition qui permette de débloquer la situation.

Source : Rfi.fr
 



Lundi 5 Mai 2014 - 11:31



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