En Mauritanie, l'opposition suspend le dialogue avec le pouvoir

Après trois jours de discussions, la Coordination de l'opposition démocratique (COD) a suspendu mercredi 2 octobre dans l'après-midi sa participation au dialogue avec le pouvoir. En cause, un blocage sur la date de la tenue des élections législatives et municipales en Mauritanie, reportées plusieurs fois et actuellement prévues pour le 23 novembre.



En Mauritanie, l'opposition suspend le dialogue avec le pouvoir

«Le pouvoir doit choisir entre le maintien du calendrier électoral et la poursuite du dialogue» déclare Mohamed Ould Maouloud, chef de délégation de l'opposition. 
La liste des candidats aux municipales doit en effet être clôturée ce jeudi. 

Le pouvoir a proposé un report de deux semaines pour que la Coordination de l'opposition démocratique (COD) puisse s'inscrire.


«Fixer une date arbitrairement n'a pas de sens», juge Ould Maouloud. «L'important, c'est que certaines conditions garantissant de bonnes élections pour tous soient remplies. Par exemple, qu'au moins 90% des Mauritaniens soient enrôlés. Il n'est pas question d'empiéter sur la présidentielle, mais cela nous laisse jusqu'à avril», précise-t-il.


Le pouvoir juge avoir fait suffisamment d'avancées


De son côté, le ministre de la Communication, Mohamed Yahia Ould Horma, déclare que, même si le pouvoir est prêt à des compromis, l'essentiel a été fait pour garantir des élections transparentes lors du dialogue avec l'opposition modérée, en 2011. Et qu'il n'est pas question d'un énième report sine die.

 

Dans ces conditions, la reprise du dialogue est-elle réellement possible ? «Il y a eu des avancées. Le dialogue pourrait aboutir si on lui laisse une chance, c'est-à-dire du temps. La balle est dans le camp du pouvoir», affirme Ould Maouloud. «Chacun a fait des propositions, il faut les évaluer en interne et prendre des décisions», juge quant à lui Ould Horma. «Indépendamment du choix de la COD de participer ou non aux prochaines élections, poursuivre le dialogue serait utile pour avoir un climat de confiance avant la présidentielle», conclut le ministre de la Communication.


Rfi.fr

Jeudi 3 Octobre 2013 - 13:28



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