En RCA, l’ex-Seleka Noureddine Adam revient dans le jeu

Ce mercredi, une discrète réunion s'est tenue à Kaga-Bandoro dans le nord de la Centrafrique (RCA). Une délégation des représentants de la communauté internationale a rencontré Noureddine Adam, le leader du FPRC, l'une des quatre factions de l'ex-Seleka. Ce sont ses hommes qui ont affronté les forces internationales le week-end dernier non loin de Sibut. Noureddine Adam, fraîchement revenu en Centrafrique, inquiète les partenaires internationaux. En effet, pour la première fois depuis le début de la crise, il a noué une alliance avec une partie des anti-balaka restés fidèles à Bozizé.



C’est un gros motif d’inquiétudes pour les partenaires internationaux de la RCA : l’alliance du FPRC, et d’une partie des anti-balaka avec qui ils ont négociés à Nairobi en début d’année, plaidant un temps pour une troisième transition sans Catherine Samba-Panza. Il semble que ceux que l’on nomme aujourd’hui les « nairobistes » n’ont pas renoncé à cet agenda.

« Nous avons accepté la première transition et nous avons vu que ça n’a pas abouti, estime Moustapha Saboun, coordinateur politique du FPRC. Ils sont allés à la prolongation, on a accepté et maintenant, ils sont à la porte de la troisième transition et rien n’a été fait. Donc, nous nous sommes rendu compte que ceux qui détiennent aujourd‘hui cette formule de ramener définitivement cette paix, c’est le FPRC ex-Seleka et les anti-balaka ensemble ».

Violents affrontements à Sibut

Les évènements de Sibut, ces derniers jours, ont sonné l’alerte. Les rumeurs sur les velléités de Noureddine Adam de faire descendre ses hommes sur Bangui se sont révélées vraies. La réponse des forces internationales a été ferme, l’ordre a été de faire de l’axe Bambari-Sibut une ligne infranchissable pour les groupes armés.

 
 

Il est peu probable que cette politique ait changé, mais en venant à Kaga, les ambassadeurs internationaux ont pu entendre les revendications de Noureddine Adam, selon l’un de ses alliés, Abdoulaye Issen : « Noureddine Adam a expliqué pourquoi cette descente, parce que les hommes sont fatigués. Ca fait dix ans qu’ils sont cantonnés et ça fait dix ans qu’il n’y a pas de solution. La transition est incapable, la transition a échoué. Maintenant, il faut absolument une solution ».

De leur côté, les autres mouvements issus de la Seleka, comme l’UPC ou le MPC, ont regardé de loin les manœuvres de Noureddine Adam et n’ont surtout pas voulu y prendre part.
source:rfi.fr

 


Dior Niang "Stagiaire"

Jeudi 15 Octobre 2015 - 10:42



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter