En Syrie, les Kurdes d'Alep impliqués malgré eux dans le conflit

Une grande manifestation doit se tenir ce dimanche 28 octobre à Kamishli, principale ville du Kurdistan autonome syrien, en hommage aux 20 victimes civiles des attaques qui ont visé le quartier kurde d’Achrafiyeh, au nord d’Alep : attaque des forces gouvernementales, d’abord, puis - et c’est plus surprenant - d’un groupe appartenant à l’Armée syrienne libre, qui s’est soldée hier par une riposte meurtrière. La population kurde, qui tente de rester en marge du conflit, est sous le choc.



En Syrie, les Kurdes d'Alep impliqués malgré eux dans le conflit
Plus sans doute que partout ailleurs en Syrie, c’est dans le grand quartier d’Achrafiyeh à majorité kurde, jusque-là épargné par la guerre, que la trêve a fait long feu. Pour la toute première fois depuis le début du conflit, l’armée loyaliste y avait d’abord fait une incursion violente, tuant une quinzaine de personnes.
Le lendemain, c’est un groupe se disant appartenir à l’Armée syrienne libre qui a fait cinq victimes en tirant sur des manifestants rassemblés pour leur demander de quitter ce quartier calme qu’ils tentaient d’investir.
La riposte des Kurdes a fait 19 morts dans les rangs des assaillants, ainsi qu’un grand nombre de prisonniers alors que d’importants lots d’armes et des véhicules ont été saisis.

Dans un communiqué, l’Unité de défense populaire, la milice kurde, dit avoir utilisé son droit à la légitime défense et prévient qu’Achrafiyeh, comme le quartier voisin de Shah Maksoud, sont et resteront sous son contrôle exclusif. Mais tout indique que ces quartiers jusque-là neutres auront du mal à rester à l’écart de la confrontation entre armée régulière et rébellion, ce qui accroît le risque d’une guerre civile généralisée.
 
RFI


Dimanche 28 Octobre 2012 - 11:52



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