En Thaïlande, journée électorale sous forte tension

En Thaïlande, les élections législatives, qui se tiennent ce dimanche 2 février, ont pris un mauvais départ car plusieurs bureaux de vote de la capitale n'ont pas pu ouvrir normalement en raison des pressions exercées par les manifestants anti-gouvernementaux. Même chose dans le sud du pays où le vote a dû être annulé dans plusieurs provinces. Mais globalement, le scrutin, malgré les incidents, s'est plutôt bien déroulé.



Dans certains bureaux de vote les électeurs ont été empêchés de voter par les opposants et manifestent leur colère comme ici devant un bureau de vote du centre de la capitale, Bangkok, le 2 février 2014. REUTERS/Nir Elias
Dans certains bureaux de vote les électeurs ont été empêchés de voter par les opposants et manifestent leur colère comme ici devant un bureau de vote du centre de la capitale, Bangkok, le 2 février 2014. REUTERS/Nir Elias

Dans la capitale Bangkok, 500 bureaux électoraux qui n’ont pas ouvert leurs portes sur un total de 6 500 bureaux. Parfois, les assesseurs ne sont tout simplement pas venus prendre leur poste. Parfois les manifestants anti-gouvernementaux, qui s’opposent aux élections, ont occupé les bureaux de vote et bloqué l’accès aux urnes.

 

Les personnes venues tôt dans la matinée pour voter ont manifesté leur colère. Elles considèrent que leurs droits démocratiques sont bafoués et que les assesseurs sont complices des manifestants qui veulent renverser le gouvernement. Dans plusieurs quartiers de la capitale, des altercations ont eu lieu entre électeurs et manifestants. La police, soutenue par les militaires, a réussi jusqu’à présent à éviter les dérapages.
 

Dérapages localisés en province
 

Dans le Sud du pays, de très nombreux bureaux de vote n'ont pas pu opérer faute d'avoir reçu les bulletins de vote, retenus par les manifestants. En revanche dans le Nord et le Nord-Est du pays, les opérations de vote n’ont pas été perturbées. Le vote n'a pas pu se tenir correctement dans neuf provinces sur les 76 que compte le pays.
 

Ces incidents risquent cependant de compromettre le scrutin, car il faut qu’au moins 95 % sièges de l’Assemblée nationale soient pourvus pour que celle-ci puisse être réunie. La Commission électorale a d’ores et déjà annoncé qu’une série d’élections partielles allaient devoir être organisées pour compléter le scrutin.
 

Un processus qui, selon elle pourrait prendre jusqu’à quatre mois. Par ailleurs, les partisans du gouvernement, les « chemises rouges », sont sérieusement irritées du tour pris par le scrutin et menacent de descendre sur la capitale.

Source : Rfi.fr
 



Dimanche 2 Février 2014 - 11:28



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