En Tunisie, Ennahda réfléchit à une sortie de crise

Face aux demandes de l’opposition tunisienne qui continue de réclamer la dissolution du gouvernement et de l’Assemblée constituante, le parti islamiste Ennahda a réuni ce week-end les membres de son organe décisionnel, le conseil de la Choura. Il doit discuter d’une sortie de crise en prévision de la reprise des négociations ce lundi 19 août avec le syndicat UGTT.



En Tunisie, Ennahda réfléchit à une sortie de crise

Deux scénarios proposés par le bureau exécutif sont à l’ordre du jour. Le premier reprend le schéma du dernier remaniement. Il viserait à garder un gouvernement politique en conservant à sa tête le Premier ministre actuel, Ali Larayedh, mais en l'ouvrant à plus de partis. Une nouveauté cependant : la mise en place, parallèlement, d’une instance qui superviserait le respect des délais du calendrier électoral.

Le deuxième scénario envisagé va davantage dans le sens des demandes de l’opposition  : Ennahda accepterait la formation d’un gouvernement de technocrates et peut-être la destitution de son Premier ministre.

Larayedh maintenu ?

Selon une source du parti, la tendance générale pencherait plutôt pour la première proposition. Le maintien du Premier ministre à son poste semble déjà faire consensus au sein d'Ennahda. Mais tout peut encore changer, car une certaine minorité du parti, mécontente des rendements du gouvernement, pencherait pour sa dissolution totale.

La décision finale se fera par le vote à la majorité ce dimanche soir. Elle aura des répercussions sur l’issue des tensions politiques qui divisent la Tunisie depuis quelques semaines. La question de la dissolution de l’Assemblée constituante ne sera en revanche pas évoquée. Pour Ennahda, cette dissolution n’est pas discutable.


Rfi.fr

Dimanche 18 Août 2013 - 12:05



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