En direct: les suspects du massacre de Charlie Hebdo signalés

Sept personnes sont en garde à vue, au lendemain de l'attaque meurtrière qui a frappé l'équipe du journal satirique français Charlie Hebdo. Après l'attentat, qui a fait douze morts et onze blessés, dont quatre graves, un avis de recherche a été lancé contre trois hommes. L'un d'eux, âgé de 18 ans, s'est présenté lui-même au commissariat de Charleville-Mézières. La police suit deux autres suspects, les frères Kouachi, qui ont été signalés dans l'Aisne. Une autre attaque au fusil mitrailleur a eu lieu dans le sud de la capitale ce jeudi.



13h22 : Dans une enquête sur le jihad chez les jeunes, menée par l'émission « Pièces à conviction » sur France 3 en 2005, le nom d'un des deux suspects de l'attaque de Charlie Hebdo était déjà apparu. (Pour accéder à la vidéo sur le site d'information de France Télévision, cliquer ici)

13h15 : Le Royaume-Uni renforce son dispositif de sécurité des frontières.

13h15 : Le plan Epervier a été déclenché dans le sud du département de l'Aisne, où les deux principaux suspects du massacre de Charlie Hebdo ont été signalé par le gérant d'une station-service qu'ils auraient braquée.

13h09 : Déclaration de Nicolas Sarkozy, ce jeudi matin sur le perron de l'Elysée, où il a rencontré François Hollande. « Je suis assez impressionné, et peut-être même bouleversé, par l'attitude de nos compatriotes et les démonstrations spontanées d'unité dans un climat de recueillement, avec une grande demande de fermeté et une très grande dignité de la part de nos compatriotes. Donc, je crois que c'était mon devoir de répondre à cette invitation, montrer ainsi le front uni, de l'ensemble de ceux qui exercent des responsabilités. Face à cette attaque d'une brutalité inouïe, les hommes civilisés doivent s'unir pour répondre à la barbarie. »

12h40 : Concernant l'attaque survenue dans le sud de Paris ce jeudi, la Brigade recherche et information (BRI) a agrandi le périmètre de sécurité pour éviter qu'il y ait des blessés en cas de nouvelle fusillade. Ses éléments ont procédé à une fouille systématique, évacué tous les bâtiments, et notamment un hôtel, pour chercher des indices ou d'éventuels suspects. Une équipe d'intervention scientifique est également entrée dans les immeubles et dans un garage. (Aller plus loin)

12h30 : Alors que les hommages affluent sur Twitter, des partisans du groupe Etat islamique, que ce soit de simples sympathisants ou des combattants qui tweetent de la région syro-irakienne, expriment depuis hier leur joie sans retenue après l'attaque meurtrière de mercredi dans les locaux de Charlie Hebdo. Ce ne sont pas des revendications officielles, mais les marques d'un soutien sympathisant. Un hashtag, notamment en arabe, est utilisé pour l'occasion.

12h28 : Claude Moniquet, ancien agent du renseignement français au sein de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) et spécialiste du terrorisme, a commenté la traque des suspects sur l'antenne de RFI : « Ce qu’on peut dire sur les frères Kouachi, c’est que ce sont des " clients " - comme on dit dans la police - assez sérieux puisque l’un d’eux, Chérif, le plus jeune d’ailleurs [...] avait été sous l’influence d’un prédicateur qui était lui-même lié [à] l'une des évolutions des GIA algérien. Donc, ce sont des gens apparemment au cœur d’une mouvance jihadiste depuis des années. Mais les frères Kouachi, apparemment, n’avaient pas fait parler d’eux depuis trois ou quatre ans. »

12h20 : Le président François Hollande s’est exprimé, de nouveau, ce jeudi matin aux Invalides à Paris : « Hier, des rassemblements spontanés partout en France se sont constitués. Notre pays, notre grande France, sait se réunir pour défendre son idéal, l’idéal de la République, l’idéal de la paix face à ceux qui prétendent l’atteindre en tuant des journalistes et des policiers. C’est en étant rassemblés, unis, solidaires que nous ferons face à la barbarie terroriste, à l’intolérance, à l’infamie, au-delà des croyances, au-delà des opinions, au-delà des sensibilités et au-delà des origines oui, tous rassemblés parce que ces différences qui existent de notre pays s’effacent quand il y a l’essentiel qui est en cause. Et ces différences deviennent autant de richesses au service de l’unité nationale. »

12h09 : Une minute de silence a été observée en France à la mi-journée. L'intégralité du réseau de transport de la RATP (Ile-de-France) s'est arrêté.

12h05 :Charlie Hebdo pourra « sortir la semaine prochaine », assure sur RFI un chroniqueur du journal, Patrick Pelloux, alors que l'équipe du journal a été décimée dans l'attaque de mercredi. Ci-dessous, un autre de ses témoignages poignants, sur iTélé (mis en ligne par le site internet HuffPost).

 

 

11h50 : Le pape François a consacré une prière, jeudi, à toutes les victimes de l'attaque ayant frappé l'équipe de Charlie Hebdo mercredi. « L'attentat d'hier à Paris nous fait penser à toute cette cruauté, cette cruauté humaine ; à ce terrorisme, que ce soit un terrorisme isolé ou un terrorisme d'Etat. Cette cruauté dont l'homme est capable ! », a déclaré le souverain pontife lors de sa messe du matin à la résidence Sainte-Marthe. « Prions, maintenant, pour les victimes de cette cruauté. Tant de victimes ! Et prions aussi pour les personnes cruelles, afin que le Seigneur convertisse leur cœur », a-t-il ajouté.

11h45 : « Les plaques d'immatriculation ne correspondent pas au véhicule », explique une source proche de l'enquête à l'AFP. « Les brigades d'intervention, stationnées Porte de la 
Villette, ont reçu l'ordre de s'équiper de fusils d'assaut et d'équipements de protection
 », explique une source policière à la même agence de presse.

11h30 : Les deux suspects principaux ont été « formellement signalés » par le gérant d'une station-service à proximité de Villers-Cotterêt, dans le département de l'Aisne (nord de la France), selon l'Agence France-Presse qui cite des sources proches de l'enquête. Ils sont cagoulés, armés de kalashnikov et de lance-roquettes « apparentes », selon une source de l'AFP. Ils circuleraient en direction de Paris, à bord d'une Renault Clio.


 

Déclaration de Cécile Mégie, directrice de Radio France Internationale08/01/2015 - par Cécile MegieÉcouter

L'essentiel à la mi-journée

• Des faits nouveaux. Une fusillade a eu lieu ce jeudi 8 janvier dans la matinée, à proximité de la Porte de Châtillon (sud de la capitale), à la limite entre Malakoff et Montrouge. Un homme portant un gilet pare-balles et un fusil mitrailleur a tiré sur une policière municipale, qui est décédée depuis, et un agent de la voirie, grièvement blessé. Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a quitté une réunion de l'Elysée pour se rendre sur place. Il a annoncé que le tireur était en fuite. (Lire notre article sur les coups de feu survenus dans le sud de Paris)

Par ailleurs, une explosion, d'origine criminelle selon les autorités, est survenue tôt ce jeudi à Villefranche-sur-Saône, dans le Rhône, devant un restaurant kebab près d'une mosquée. Il n'y a pas de blessé. Plusieurs lieux de culte musulmans ont été la cible de tirs depuis mercredi soir sur le territoire français. 

• Les suspects sont localisés. Les auteurs de l'attentat contre Charlie Hebdo sont en fuite, mais les forces de l'ordre suivent une piste extrêmement sérieuse et ont localisé deux suspects, Saïd et Chérif Kouachi. Il s'agit de deux frères, âgés de 34 et 32 ans, qui ont fait l'objet d'un appel à témoins dans la matinée et ont finalement été localisés dans l'Aisne (nord de la France). Ils sont armés.

La carte d'identité de l'un des frères Kouachi, tous deux nés à Paris de nationalité française, a été retrouvée dans le véhicule de marque Citroën avec lequel les assaillants du journal satirique ont pris la fuite juste après la fusillade. Cette voiture avait été abandonnée par les tueurs au niveau de Porte de Pantin, à l'entrée nord-est de Paris, après avoir percuté une autre voiture. Chérif, plus jeune des deux frères, avait été condamné en 2008 pour avoir participé à une filière d'envoi de combattants en Irak. (Lire notre article sur le profil des frères Kouachi).

• Des gardes à vue. Après l'attaque, et notamment dans la nuit de mercredi à jeudi, des perquisitions ont été menées à plusieurs endroits en France et des interpellations ont eu lieu dans l'entourage des deux suspects principaux. Sept personnes sont pour l'instant en garde à vue, incluant un lycéen de 18 ans d'abord présenté comme un troisième suspect et qui s'est rendu de lui-même au commissariat à Charleville-Mézières, dans les Ardennes, car il se savait recherché. Il s'agirait du beau-frère d'un des suspects mais aucune charge n'est pour l'instant retenue contre lui. Une autre personne est en garde à vue dans la même ville, tandis que quatre individus ont été arrêtés à Reims, dans la Marne, et une dernière à Gennevilliers, dans les Hauts-de-Seine. (Lire notre point sur l'enquête au matin du 8 janvier)

• Un appel à l'union nationale. Alors que le plan Vigipirate est à son plus haut niveau et quela vague d'indignation est mondiale, ce jeudi 8 janvier est une journée de deuil national en France. A 12h, la compagnie des transports en commun de la région parisienne, la RATP, interrompra intégralement son trafic pendant une minute. La population est aussi appelée à observer une minute de silence au même moment, notamment les personnels des services publics, avant un rassemblement prévu dans les rues de la capitale ce week-end. Les drapeaux resteront en berne pendant trois jours.

La classe politique se montre soudée, à l'image de l'ancien président Nicolas Sarkozy et de son successeur, le président François Hollande, qui se sont retrouvés côte à côte, ce jeudi à l'Elysée, pour la première fois depuis leur passation de pouvoir en mai 2012. Le président Hollande doit rencontrer vendredi Marine Le Pen, François Bayrou et Jean-Luc Mélenchon.


Rfi

Jeudi 8 Janvier 2015 - 13:35



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