En tournée nationale, le FONGIP répertorie les mauvais payeurs



Depuis trois semaines, le Fonds de Garantie des Investissements Prioritaires (FONGIP) effectue un tournée nationale. Il a commencé par la vallée du fleuve et se poursuit cette semaine dans le Sine Saloum. Mais à Tambacounda, le FONGIP  a « discuté avec les acteurs économiques en tirant des leçons des facteurs d’échec des fonds précédents, parmi lesquels la politisation ou la mauvaise gestion », selon le chef de la division structuration du Fonds, Thierno Sakho qui liste les "erreurs décelées dans les fonds précédents".

« Il y a eu la politique et la mauvaise gestion", a-t-il indiqué, lors d’une réunion d’information sur le Fonds au conseil régional de Tambacounda. Ainsi, compte-il sur l’accompagnement et le suivi formation pour éviter ces erreurs qu’ont commises le SONAGA, le SOFIDESIT, le FPE et le FNPJ. Le FONGIP, à l’opposé de ces fonds, a comme particularités, l’intégration d’opérateurs financiers performants dans ses équipes, le suivi-évaluation et la formation des bénéficiaires. L’autre précaution du FONGIP a été aussi de nouer un partenariat avec les structures travaillant avec les PME, comme l’APIX, l’ADPME, l’ASEPEX, l’ITA, la SODEFITEX, etc.

Concernant les risques de voir des personnes emprunter, en s’adossant sur la garantie FONGIP, sans rembourser à l’arrivée, Amadou Diallo, directeur de l’ingénierie et des opérations a précisé que « quiconque prendra un crédit devra le rembourser ». Le cas échéant, il sera poursuivi par la banque, car c’est avec les structures bancaires que les emprunteurs signeront et non avec le FONGIP. D’ailleurs pour minimiser ce risque, une base de données des mauvais payeurs et de ceux qui avaient contracté des crédits auprès des fonds précédents, est en train d’être constituée, dans le but de les écarter d’office de la garantie.


L’étape de Kaolack portant sur les discutions avec des opérateurs économiques de la région sur les missions, objectifs de cette nouvelle structure, « Le FONGIP vient pour aider à la relance de l'économie nationale et est dédié aux petites et moyennes entreprises (PME) et petites et moyennes industries (PMI), aux associations de jeunes et de femmes détentrices de projets crédibles », a par ailleurs expliqué, Amadou Diallo selon qui, l'un des obstacles majeurs au développement et à la croissance économique de notre pays est la difficulté d’accès au financement des PME/ PMI qui représentent 90 % du tissu économique national et ne captent 10 % des crédits octroyés.

Ce, parce que les PME/ PMI sont confrontées à l’absence de garantie (51 % des PME n’ont pas accès au crédit bancaire pour défaut de garantie) et assistance technique insuffisante pour le montage des dossiers de demandes de crédits (35 % des demandes de crédits sont rejetées pour dossiers incomplets ou insuffisamment renseignés). Pour apporter une solution, « la garantie du FONGIP couvre 70 % de crédits octroyés par les institutions financières et les 30 % sont portés par les porteurs de projets et les banques », dit le directeur de l’ingénierie et des opérations qui précise que le FONGIP « qui n'est pas un fonds politique » prévoit de créer d'ici 2017 30.000 emplois avec une enveloppe de 50 milliards F CFA.



Jeudi 12 Décembre 2013 - 14:43



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