Endettée de 52 milliards et victime de « manœuvres » au niveau sous-régional, la SAR menacée de fermeture

De sérieuses menaces pèsent sur l’unité industrielle de la Société Africaine de Raffinage (SAR) qui risque de faire banqueroute à cause d’une dette de plus de 52 milliards contractée par la SENELEC, mais aussi de manœuvres déployées au niveau sous-régional en vue de sa disparition. L’alerte est faite par le syndicat des travailleurs du gaz et du pétrole affilié à la CNTS/FC.



Endettée de 52 milliards et victime de « manœuvres » au niveau sous-régional, la SAR menacée de fermeture
Pour attirer l’attention de l’opinion et des autorités sur une plausible fermeture de la SAR, les travailleurs du pétrole et du gaz, sous la houlette de Cheikh Diop, secrétaire général de la CNTS/FC ont marché hier jeudi de la place de l’Obélisque à la RTS. La société opérationnelle depuis 1963 est menacée d’extinction. En effet, une dette croissante de la SENELEC, un manque de volonté politique, mais aussi des manœuvres orchestrées par d’anciens administrateurs sont à l’origine des temps sombres que vit la SAR.
 
Face à la situation alarmante, le syndicat des travailleurs du gaz et du pétrole exigent d’abord la normalisation des relations commerciales SAR-SENELEC désavantageuses à l’unité de raffinage. Par ailleurs, sur une enveloppe annuelle totale de 270 milliards, les 124 sont engagés, et l’encourt total de la dette est de 52 milliards dont les 45 datent depuis longtemps, renseigne Cheikh Diop dans les colonnes de « L’as », non sans rappeler que récemment, il a fallu l’intervention du chef de l’Etat pour que le Fonds de Soutien à l’Energie (FSE), nouvellement institué daigne verser un moratoire de 13 milliards afin que les machines de la SAR reprennent service.
 
Toutefois, Cheikh Diop et Cie appellent le président de la République, ingénieur pétrolier de surcroît, à s’impliquer pour éviter que la SAR ne fasse désormais partie des sociétés du passé.


Vendredi 4 Octobre 2013 - 12:38



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