Enlèvement des lycéennes au Nigeria : trois suspects arrêtés

Les autorités nigérianes affirment mardi avoir démantelé une cellule de renseignement dirigée par un homme d'affaires ayant participé aux enlèvements des lycéennes de Chibok. Le suspect ainsi que deux femmes ont été arrêtés.



Enlèvement des lycéennes au Nigeria : trois suspects arrêtés
Les autorités nigérianes en savent désormais davantage sur les responsables de l’enlèvement des 272 lycéennes de Chibok, dont 219 sont toujours portées disparues. L’armée a annoncé, mardi 1er juillet, avoir arrêté un homme d'affaires soupçonné d'implication dans le kidnapping des lycéennes à la mi-avril, rapt qui a provoqué l'émoi d'une partie de la communauté internationale.
Selon un communiqué de l'état-major, les militaires ont démantelé une "cellule de renseignement" dirigée par cet homme d'affaires. Le suspect dirigerait un réseau de renseignement travaillant pour les islamistes de Boko Haram, précise la même source.
Son arrestation a facilité celles d’autres membres qui sont des femmes. L'une est accusée d'avoir coordonné le financement d'opérations menées par Boko Haram tandis qu'une autre remplissait les fonctions d'armurier et d'espion pour le compte de la secte islamique.
Des milliers de Nigérians assassinés par Boko Haram
L’homme, identifié comme Babuji Ya'ari, qui a également fait partie d'une association de jeunes ayant collaboré avec les militaires et communément désignée par le nom de Force supplétive civile d'intervention (Civilian JTF), aurait masqué par cette activité son soutien à Boko Haram.
Le communiqué accuse l'homme d'affaires d'espionnage pour le compte des islamistes et d'avoir commandité le meurtre de l'émir de Gwoza, dans l'État de Borno, il y a un mois. Il aurait aussi coordonné plusieurs attaques mortelles à Maiduguri depuis 2011, dont des attaques de bureaux de douane et de sites militaires dans la ville qui constitue le berceau de la secte.
Les islamistes de Boko Haram sont accusés d'avoir tué des milliers de personnes depuis 2009 mais c'est au cours de la première moitié de cette année que leur action a été la plus sanglante, avec plus de 2 000 personnes tuées.
Dimanche dernier, une attaque d'églises attribuée à Boko Haram près de Chibok a fait, de source officielle, 54 morts. Des bombes ont été lancées sur des églises, des bâtiments ont été incendiés et des fidèles ont été mitraillés.

france24

Mercredi 2 Juillet 2014 - 07:57



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