Environnement: le Bénin et le Mali se préparent à la COP21

Malgré les attentats et malgré me risque sécuritaire, la Cop 21 ne sera pas annulée. Les autorités françaises l'ont rapidement signifié. Les préparatifs se poursuivent donc pour ce grand rendez-vous. Au Mali, le gouvernement a présenté ses objectifs nationaux pour la COP 21 et, au Bénin, le président Boni Yayi s'est rendu à l'ambassade de France à Cotonou pour une rencontre en préparation du sommet sur le climat.



■ Au Bénin, les attentats de Paris s’invitent à la réunion de préparation
En vue des préparatifs à la COP21, l'ambassade de France au Bénin avait réuni les membres du gouvernement béninois et de la communauté scientifique pour une exposition sur le thème « Océan et climat ». Un rendez-vous qui a pris une tonalité plus grave.
Aline Kuster-Ménager, ambassadrice de France, a rappelé que les attentats de Paris  étaient dans tous les esprits. « Comme vous le savez, malheureusement, un autre sujet s’est ajouté et je sais que le président vient aussi ce matin en ces circonstances douloureuses pour nous marquer sa solidarité et celle du peuple béninois. »
Le président Boni Yayi et les nombreux ministres qui l'accompagnaient ont échangé avec de jeunes chercheurs béninois. Ils ont aussi rencontré les responsables de quatre initiatives innovantes retenues pour le sommet sur le climat.
Un sommet qui doit faire date pour le chef de l'Etat. « Dans le contexte que nous vivons en ce moment, Paris portera le symbole de la signature de l’accord du XXIe siècle en matière de changement climatique. »
C'est pour cela qu'il faut maintenir l'événement, estime Théophile Worou, le ministre de l'Environnement. « Il ne faut pas que nous adoptions des attitudes ou des comportements qui confortent les terroristes dans leur logique. Nous comptons sur la France pour prendre des mesures particulières, adaptées à la situation. En ce qui nous concerne, nous y serons. » La délégation béninoise devrait compter une centaine de personnes.
■ Le Mali, entre réduction des émissions et adaptation aux changements
Le Mali est ce qu'on appelle un « puits de carbone » : le pays absorbe plus de gaz à effets de serre qu'il n'en produit. Pourtant, Bamako annonce des objectifs ambitieux de réduction de ses émissions : moins 29% pour l'agriculture, 31%pour l'énergie, 21% pour les forêts et l'utilisation des terres, et cela d'ici 2030.
« L’accord va être un accord de solidarité mondial et ce n’est pas parce que nous sommes un puits de carbone que nous pensons que nous pouvons être dispensés de l’effort mondial. Donc l’objectif pour nous c’est de tout faire pour résorber ce puits de carbone et nous voulons contribuer à l’effort mondial pour pouvoir séquestrer le maximum de carbone possible », assure Ousmane Koné, le ministre malien de l'Environnement.
Pour autant, la priorité reste l'adaptation aux changements climatiques, dans un pays qui subit la sécheresse, la déstabilisation du rythme des pluies ou encore les inondations, rappelle Ousmane Koné. « Nous sommes plus victimes que nous ne sommes émetteurs. J’évite le terme de coupable. Nous sommes vulnérables, nous avons peu de moyens de protection pour le moment. Donc il s’agit pour nous de prioriser l’adaptation. Ça passe par les énergies renouvelables, ça passe par l’agriculture résiliente, par la protection de la forêt. »
Le coût total des objectifs maliens, de réduction des émissions et d'adaptation aux changements climatiques, est estimé à 36 milliards de dollars, soit plus de 32 milliards d'euros.
 Avec rfi
 


Mardi 17 Novembre 2015 - 09:06



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