Equipe nationale : Quand les "fanatiques" d'El Hadji Diouf polluent l’air de Léopold Senghor

Les rendez-vous du Léopold Sédar Senghor sont l’occasion pour les férus du football national de partager leur commune passion lors des matches de l’équipe nationale. Cependant voilà que depuis quelques temps, les gradins du stade qui porte le nom du premier président du Sénégal constituent le théâtre de querelles entre les supporters sénégalais eux-mêmes.



Equipe nationale : Quand les  "fanatiques" d'El Hadji Diouf polluent l’air de Léopold Senghor
Le match amical Sénégal-Soudan de ce jeudi, en marge de la préparation de la CAN 2012 n’a pas dérogé à la règle. En effet, depuis que le double ballon d’or sénégalais, El Hadj Ousseynou se trouve absent de la tanière, des personnes se réclamant fans du joueur s’évertuent à clamer le retour de leur héros qui pourtant, ne semble plus faire partie du plan du sélectionneur Amara Traoré.
 
Des propos polémistes sur ce débat ont rythmé le match, et ont fini par inciter le haro chez certains qui pensent que le « cas Diouf » n’est plus d’actualité. Une situation qui a également souillé l’atmosphère dans les tribunes, car des verbiages de temps en temps, éclipsent l’essence de cette grande mobilisation qui est le match. Certains pamphlets résultent à des proférations d’insultes et tournent même parfois à la bagarre. Dans le courant du match, des bévues des poulains d’Amara sont les occasions saisies par ces inconditionnels de l’enfant de Saint Louis, pour crier à haute voix le nom de leur idole qui ne figure pourtant pas dans le terrain.
 
Après le match qui s’est soldé par 1-0 en faveur du Sénégal, grâce à Demba Bâ, des huées de ces derniers se sont mêlées aux acclamations du public, au moment de la rentrée des joueurs aux vestiaires. Toutefois, même s’ils reconnaissent quelques insuffisances au sein de la formation d’Amara Traoré, plus d’un ont déploré cette attitude « antipatriotique » dont font montre ces « fanatiques » du sociétaire de Doncaster.
 
Avec un titre de double ballon d’or africain, de finaliste à la CAN 2002 et de quart de finaliste à la coupe du monde asiatique, le statut de « légende » du football sénégalais demeure incontestable pour El Hadj Diouf, mais  ne doit nullement servir de raison pour bafouer le choix d’un sélectionneur qui ne cesse  de réitérer d’être à la tête d’une « équipe en reconstruction », soutiennent des irrités de cet incident qui n’excluent pas « d’arrêter de venir au stade si ce fait persiste ».
 
A moins de deux semaines de la plus prestigieuse compétition africaine, beaucoup pensent que  l’essentiel serait de soutenir cette équipe qui va représenter toute une nation assoiffée de trophée africain, que de faire naitre des querelles intestines qui ne peuvent mener qu'à l'échec.


Vendredi 13 Janvier 2012 - 09:56



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