Est de la RDC: fuites sur le rapport préliminaire du groupe d'experts de l'ONU

Un document à haute valeur informative vient de fuiter sur Internet : le rapport préliminaire du groupe d'experts de l'ONU qui enquête sur la situation dans l'est de la RDC. Le dernier, publié fin 2012, avait notamment pointé l'existence d'un soutien du Rwanda et de l'Ouganda aux rebelles du M23, provoquant des réactions indignées des capitales concernées. Cette fois, le texte daté du 20 juin est plus contrasté. Il dit que les experts n'ont aucune preuve d'un soutien ougandais au M23 par exemple. Il détaille aussi par le menu les luttes de pouvoir internes au M23 et les complicités dont auraient bénéficié les rebelles rwandais des FDLR, les Forces démocratiques de libération du Rwanda, de la part de l'armée congolaise.



Est de la RDC: fuites sur le rapport préliminaire du groupe d'experts de l'ONU

Un « soutien constant mais limité ». Voilà en quels termes les experts onusiens qualifient les appuis en provenance du Rwanda, dont bénéficie le M23, notamment de la part d'officiers ou de responsables rwandais. Le M23 n'a jamais cessé de recruter au Rwanda parmi les soldats démobilisés.

Le document revient aussi en détail sur les luttes de pouvoir au sommet du M23 entre Sultani Makenga et Bosco Ntaganda : une lutte pour le contrôle du mouvement qui se solde donc par la défaite de Ntaganda, accélérée par le Rwanda. Kigali le lâche et démantèle son réseau de soutien en arrêtant trois hommes-clé, dont un colonel de l'armée rwandaise.

Le rapport détaille aussi les circonstances de la fuite de Bosco Ntaganda à Kigali. Pendant que ses hommes passent la frontière, le 15 mars, et déposent les armes au Rwanda, lui atteint Kigali. De peur d'être assassiné, il se réfugie trois jours plus tard à l'ambassade des Etats-Unis, demandant à être transféré à la CPI, qui le recherche.

Une fois son ennemi écarté, Makenga, qui peut aussi compter sur des soutiens rwandais, se retrouve à la tête d'un mouvement affaibli, soumis a de nombreuses défections, et qui ne compte que 1 500 hommes éparpillés sur 700 kilomètres carrés.
Source: RFI



Vendredi 5 Juillet 2013 - 08:59



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