Etats-Unis : va-ton vers une nouvelle crise budgétaire ?

L’année budgétaire commence le 1er octobre prochain. Le budget doit être voté à cette date, et le plafond de la dette sera atteint mi-octobre. C’est un psychodrame habituel, le dossier se règle par un accord entre républicains et démocrates au dernier moment. Mais cette année, les républicains, majoritaires à la Chambre des représentants, font monter les enchères, ils s’opposent à tout compromis si le président Obama ne retire pas sa loi sur la couverture sociale, dont le dernier volet s’appliquera à la fin du mois.



Le chef de file des républicains, John Boehner, Washington, le 21/12/2012. REUTERS/Yuri Gripas
Le chef de file des républicains, John Boehner, Washington, le 21/12/2012. REUTERS/Yuri Gripas
Le président républicain de la Chambre des représentants a essayé de négocier. Il est partisan d’un compromis, mais il est bloqué par la faction la plus radicale de son parti. Ce chantage sur le plafond de la dette semble le dernier recours pour bloquer la loi sur la santé, même si cela aboutit à la fermeture de services de l’état. Ce dont John Boehner se défend : « Il ne devrait pas y avoir de débat sur la fermeture de services de l’Etat. Ce n’est pas l’objectif. Notre but est de diminuer les dépenses et de protéger les Américains contre Obamacare. C’est aussi simple que ça ».
 
La cible est désignée : la loi sur la couverture sociale. Mais tous les recours contre Obamacare sont épuisés. Le dernier volet de cette loi votée voilà 3 ans, et jugée constitutionnelle, doit entrer en application dans deux semaines. Pour les républicains radicaux, il faut bloquer ce texte, emblématique de la politique de Barack Obama, ce dernier a annoncé qu’il ne cédera pas : « On n’a jamais vu dans l’histoire des Etats-Unis, la menace de ne pas relever le plafond de la dette, pour pratiquer l’extorsion envers un président, et tenter de faire passer des dossiers qui n’ont rien à voir avec le budget ou la dette »
 
Le gouvernement américain qui cesse de payer ses fonctionnaire et ferme ses services. Cela est arrivé à plusieurs reprises, et notamment en 1995 : les hôpitaux ne prenaient que les urgences, et on ne pouvait plus passer son permis de conduire. Mais les républicains n’avaient pas retiré de bénéfice de ce bras de fer. Beaucoup attribuent à cette crise la réélection du président Clinton en 1996.

Source : Rfi.fr

 

Dépéche

Jeudi 19 Septembre 2013 - 13:30



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