Euro 2012 : L’Italie en finale grâce à un super Mario Balotelli qui crucifie l’Allemagne

L’Italie a éliminé l’Allemagne 2-1 en demi-finale de l’Euro-2012 ce jeudi 28 juin et s’est offert une place en finale contre l’Espagne dimanche 1er juillet. Elle doit ce succès -contre une Mannschaft méconnaissable- au tonitruant doublé de Mario Balotelli, premier joueur noir de l’histoire du football italien à disputer la phase finale d’un grand tournoi international.



Euro 2012 : L’Italie en finale grâce à un super Mario Balotelli qui crucifie l’Allemagne
L’Italie a encore battu l’Allemagne. Invaincue dans ses duels avec la Mannschaft depuis cinq ans, la Squadra Azurra l’a emporté avec un brio particulier lors de cette demi-finale de l’Euro 2012. Elle a été supérieure aux Allemands sur tous les plans : physique, technique, tactique et mental. Son « Super Mario », lequel, avec son doublé tonitruant a complètement laissé dans l’ombre son homologue allemand Mario Gomez, a été le héros du match et sans doute, à 21 ans, le futur nouvel homme fort du football transalpin.

L’Allemagne n’a pu jouer qu’un quart d’heure

Si l’Allemagne a raté sa copie dans cette demi-finale, la rencontre avait commencé sous de meilleurs auspices pour elle. Plus volontaire à l'orée du match, elle se crée la première occasion dès la 5e minute sur corner, mais Pirlo sauve son gardien Gianluigi Buffon sur sa ligne. A la 12e minute, sur un centre de Boateng, le défenseur italien Barzagli est à deux doigts de marquer contre son but. Une minute plus tard c’est Kroos qui met à dure épreuve le gardien italien sur un tir de 20 mètres. Le quart d'heure de gloire allemand s’arrêtera là. Car la Squadra Azzura, après avoir laissé passé ce petit orage, va faire trembler les buts adverses de façon spectaculaire.

Le phénomène Balotelli

Euro 2012 : L’Italie en finale grâce à un super Mario Balotelli qui crucifie l’Allemagne
D’abord à la 20e minute, lorsque Cassano après avoir fait des misères sur le côté gauche à Hummels, centre parfaitement sur le tête de Mario Balotelli. L'attaquant italien, profitant de la passivité du défenseur Badstuber saute haut et smashe en puissance le ballon dans les buts de Neuer. Un « Super Mario » transalpin est né. L’Italie exulte, l’Allemagne est sonnée. Celle-ci perd petit à petit ses repères, se fait contrer par le jeu dense italien dans le milieu du terrain où Pirlo excelle, et n’arrive plus à imposer son rythme comme à son habitude durant le tournoi. Khedira s’essayera avec une belle frappe (35e) devant un Buffon invincible, mais c’est trop peu pour inquiéter les Italiens. Au contraire ceux-ci préparent le coup de grâce qui arrivera à la minute d’après. Un chef d’œuvre de nouveau de Mario Balotelli. Parti sur un contre à la limite du hors jeu, il termine sa course sur une frappe monumentale de plus de 20 mètres qui laisse le gardien allemand les bras ballants. Le ballon, lancé comme une fusée rase sa lucarne. L’Allemagne est à genoux. Un but splendide, un doublé historique pour ce jeune footballeur de 21 ans et pour l’Italie qui n’avait jamais fait confiance à un joueur noir dans une phase finale d’une grande compétition internationale.

Le coaching de Low en seconde période n’a rien changé

Euro 2012 : L’Italie en finale grâce à un super Mario Balotelli qui crucifie l’Allemagne


Alors que « Super Mario » italien impressionnait, son homologue allemand, Mario Gomez complètement effacé, a été remplacé à la reprise du jeu après la pause par Klose, tandis que Reus entre à la place de Podolski. Ces changements n’apportent rien, à part une occasion dangereuse sur coup franc pour Reus (62e, mais son tir est bien dévié par Buffon.

Par la suite, l’Allemagne oubliera un peu plus sa défense déjà poreuse en première mi-temps, et laissera l’Italie s’approcher à trois reprises du KO, lorsque Marchisio (67e et 74e) et Di Natale (82e) manquent le 3-0. L’Allemagne fait presque pitié. Et un pénalty arrivera pour elle tel un geste de charité dans les arrêts de jeu, transformé par Ozil, mais sans aucune conséquence sur le sort final du match. L’Italie a gagné 2-1 et s’est qualifiée avec mérite. « Quand on rêve, on doit rêver en grand, ce n'est que le début de ce rêve », a dit le sélectionneur de l'Italie Cesare Prandelli à la fin du match avec l'Allemagne et en prélude de la grande finale contre l'Espagne, laissant ainsi clairement entendre que l'Italie est bien partie pour aller jusqu'au bout...
Source: RFI


Vendredi 29 Juin 2012 - 10:38



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