Evaluation Premier tour: "Scrutin calme émaillé par des scènes de violences", selon la CENA

La Commission électorale nationale autonome (CENA) considère que le scrutin du 26 février dernier s’est déroulé «dans des conditions acceptables». Mais son Président, Me Doudou Ndir - qui était en conférence de presse, lundi, au siège de l’organe de contrôle et de supervision du processus électoral - parle des zones où le vote n’a pu se tenir à cause de l’insécurité.



Evaluation Premier tour: "Scrutin calme émaillé par des scènes de violences", selon la CENA
Globalement, le scrutin du 26 février s’est déroulé dans le calme. Mais la Commission électorale nationale autonome (CENA) fait observer des actes de violence dans certaines zones. Le Président de l’organe de contrôle et de supervision du processus électoral annonce que «c’est seulement dans le département de Bignona que le scrutin n’a pu se tenir dans 26 bureaux de vote répartis dans 14 lieux de vote, tous situés dans trois arrondissements : Kantouck principalement, Sindian et Kataba». «La cause en est liée à l’arrivée tardive du matériel électoral du fait d’un camion de transport qui a été attaqué par des éléments armés, ou par l’absence dudit matériel», indique Me Doudou Ndir qui embraye sur l’inquiétude des citoyens sur la sécurité dans les lieux de vote. Sous ce chapitre, la CENA note que les problèmes de sécurité enregistrés l’ont été dans trois autres départements : Diourbel, Goudiry et Tamba.

Au centre du pays, c’est un accrochage violent entre partisans d’Idrissa Seck et des proches d’Aminata Tall qui a été relevé.

La CENA condamne l’attitude d’un ministre de la République « qui a recueilli l’intervention d’un sous-préfet pour obliger le président du bureau de vote à accepter que ledit ministre vote sans sa carte nationale d’identité en violation de la loi.

La Commission électorale nationale autonome (CENA) semble préoccupée par les problèmes de sécurité. Elle invite à l’application stricte de l’arrêté du ministre d’Etat ministre de l’Intérieur interdisant le port d’arme sur l’ensemble du territoire national. Qu’est-ce qui a poussé la CENA à solliciter plus de vigilance ? On pourrait penser à la polémique qui enfle de jour en jour au sujet de port de gourdins par des disciples d’une branche de la confrérie mouride.

Le Président de la CENA rapporte par ailleurs que la coordination des opérations de ramassage et de convoyage des procès-verbaux n’a pas été simple. Elle a pu, néanmoins, se dérouler dans quatre départements (Diourbel, Goudomp, Kébémer et Sédhiou).

Me Doudou Ndir déclare que «malgré l’effort financier conséquent de l’Etat (…) tous les moyens ne furent pas mis à notre disposition au jour et à l’heure souhaités».

Ben ABASS (Ferloo pour APPEL)

APPEL

Lundi 12 Mars 2012 - 15:05



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