Evénements de Touba : l’UMS dénonce l’immixtion de l’Etat et actionne le Procureur pour une suite judiciaire

La libération des 19 personnes présumées auteurs des deux maisons, boulangerie et véhicule du vice-président de l’Assemblée nationale, reste en travers de la gorge de l’Union des Magistrats du Sénégal. Les magistrats qui dénoncent l’«immixtion inacceptable de l’Exécutif dans le fonctionnement de la justice », réclament l’intervention du Procureur pour « une suite judiciaire ». Ce, « quels que soint les auteurs ». L’UMS parle d’ « infractions à la loi pénale ».



L’UMS veut que justice soit faite dans ce qui est convenu d’appeler les événements de Touba. Et les magistrats le font savoir. A travers un communiqué, les magistrats de regretter tout d’abord ce qu’ils nomment l’ « immixtion de l’Exécutif dans le fonctionnement de la Justice ». Ce qu’ils jugent par ailleurs, « inacceptable ». Et là, l’UMS d’interpeller le Procureur pour qu’il se saisisse du dossier et que justice soit faite. Ce qui ne passe pas du côté de l’UMS, c’est la libération des 19 personnes alpaguées après la furie incendiaire des biens des Moustapha Cissé LO qui dit avoir perdu un (1) milliard.


Parlant d’ « infractions à la loi pénale commis à l’occasion de ces manifestations » de vendredi dernier, les magistrats invitent le procureur à s’autosaisir pour « des suites judiciaires qui s’imposent, quels que soient les auteurs ». Pour ces derniers, le « sentiment d’injustice et d’impunité est source de frustration et de haine pouvant conduire à la violence et même à la révolte, toutes situations désastreuses dont on pourrait imputer les causes à l’inaction des magistrats », concluent Abdou Aziz Seck et Cie du bureau exécutif de l’UMS.


Mercredi 25 Juin 2014 - 11:12



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