FA/PDP: La protection des données personnelles, un facteur de développement en Afrique

Avec plus de 300 participants, le Forum Africain sur la protection des données personnelles s’est ouvert aujourd’hui au King Fahd Palace. Initié par la Commission de protection des données personnelles (CDP), ce forum est une plateforme d’échanges qui a pour but d’apporter des réponses à la problématique de la protection des données personnelles.



FA/PDP: La protection des données personnelles, un facteur de développement en Afrique
Sous le thème « Comprendre les enjeux et savoir protéger les données personnelles en Afrique », le forum a pour but de discuter des enjeux politiques, économiques et sociaux de la protection des données personnelles en Afrique. Le Dr Mouhamadou LO, président de la CDP a déclaré que la protection des donnée personnelles est « le socle du développement de l’économie numérique. Il ne s’agit plus de vie privée mais désormais de sécurité, de la sauvegarde des libertés d’expression, d’aller et venir, d’entreprendre et d’autodétermination de la personne». Il a aussi affirmé que les données personnelles sont la matière première du numérique et on fait même du « business » avec.


C’est donc la raison pour laquelle l’Etat a voulu encadrer la manipulation de ces données. M. LO a, en outre précisé que la protection des données personnelles est un service public comme la police ou la justice car l’Etat doit aussi protéger les données des citoyens. Malick Ndiaye, Directeur de Cabinet du ministre des Postes et des Télécommunications, a annoncé que le Sénégal est en train d’améliorer le cadre juridique et le cadre de répression de la cybercriminalité. «Aujourd’hui personne n’est à l'abri et nous essayerons tant bien que mal de prendre toutes les dispositions pour que les usagers et les biens au Sénégal puissent être protégés » a-t-il affirmé.


Il a par ailleurs demandé aux pays africains d’adhérer à la convention 108 du Conseil de l’Europe. « Aujourd’hui, si le Sénégal n’adhère pas à la convention 108, la plupart des données qui sont traités au niveau national ne seront plus acceptées par l’Union européenne » a-t- il- fait savoir. 14 pays africains dont le Burkina Faso, la Tunisie, l’Ile Maurice, le Bénin, le Maroc, le Ghana, l’Afrique du Sud, le Gabon et la Côte d’Ivoireger et Cameroun ainsi que des participants étrangers tels que l’Association Francophone des Autorités de Protection des Données Personnelles (AFAPDP), la Commission Informatique et libertés (CNIL-France), ont pris part au forum qui se tiendra jusqu’au 20 mai.


Mardi 19 Mai 2015 - 13:56



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