FIARA 2014: la vision d’une économie profitable aux ruraux, équilibrée et durable en question

Depuis 10 jours déjà, la 15ème édition de la Foire Internationale de l’Agriculture et des Ressources Animales (FIARA) se déroule autour de la participation de plusieurs entreprises et organisations. Parmi elles, la Fédération non-Gouvernementale du Sénégal (Fongs/Action paysanne) qui œuvrent pour nourrir durablement les sénégalais.



Au Centre International du Commerce Extérieur du Sénégal (CICES), l'ambiance est très animée. Des hauts parlers, les voix des exposants qui vantent les méritent de leurs produits pour attirer les clients s'entend à des kilomètres. A la place des clients tant désirés, ce sont les élèves qui sont visite. Accompagnés de leur maître ou maîtresse d’école, ces derniers ne se pressent pas. Ils font le tour des stands un par un pour admirer les produits exposés. Mais, c'est à quelques encablures desdits stands autrement dit juste à l'entrée que trône la FONGS/ Action paysanne, son slogan «Une vision politique économique paysanne pour construire le futur du monde rural», accroché.  

Ayant pour objectif d’œuvrer pour la capacité des exploitations familiales à nourrir durablement les sénégalais et à créer de la richesse à différents niveaux, ladite fédération est au cœur de la Fiara 2014. En effet, depuis l’ouverture de la présente foire, FONGS/ Action paysanne aide 31 associations membres réparties dans les 14 régions du Sénégal à exposer et à vendre leurs produits allant de l’arachide transformée en pâte et huile, du riz en diverses brisures notamment celui de la vallée qui remporte, des légumes, des céréales locales, de l’huile, du beurre de karité, du miel… Des produits, disent les vendeuses qui ont une place importante dans l’alimentation et dans la consommation des sénégalais.

Selon Malick Djitté membre de la cellule information et communication, le FONGS défend la vision d’une économie profitable aux ruraux, équilibre et durable, «basé sur des exploitations familiales performantes et productives, lesquelles maîtrisent leurs ressources naturelles et leurs espaces, des économies rurales dynamiques qui favorisent l’insertion des femmes et des jeunes». 

Mais à près de quatre (4) jours de la fermeture de la FIARA, le constat est là, les clients ne sont pas au rendez-vous, ce qui fait que les ventes ne suivent pas. Très en colère contre l'Etat du Sénégal, les exposants de dire que les autorités auraient pu mieux les aider à travers par exemple de la publicité. Pour eux, la délocalisation du site de la FIARA de la place de l'Obélisque au CICES se posent plus que jamais.








Khadidiatou Penda Guindo (stagiaire)

Vendredi 14 Mars 2014 - 13:55



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