Face-à-face glacial à Kiev

En Ukraine, l’opposition ne désarme pas. Hier, le Maidan, la place de l’Indépendance a connu sa plus grosse manifestation depuis la révolution orange de 2004. L’opposition revendique 1 million de participants. Des sources indépendantes parlent de 300 à 500 000 personnes. La mobilisation ne donne pas de signe d’essoufflement et la tension monte entre les deux camps, malgré le froid et la neige qui commence à tomber sur Kiev.



Malgré le froid et la neige, les manifestants pro-européens restent mobilisés à Kiev, ce lundi 9 décembre. AFP PHOTO/VASILY MAXIMOV
Malgré le froid et la neige, les manifestants pro-européens restent mobilisés à Kiev, ce lundi 9 décembre. AFP PHOTO/VASILY MAXIMOV

Le climat est glacial en Ukraine, à l’image du temps qui s’est installé à Kiev, où la neige tombe sans discontinuer. De nouvelles barricades ont été érigées dans le quartier gouvernemental. En dépit du froid glacial, des dizaines de personnes s’y sont relayées tout au long de la nuit. Elles empêchent tout passage vers l'entrée principale du siège du gouvernement. Les cordons de police anti-émeute sont déployés un peu plus haut.
 

Dimanche soir, la statue de Lénine a été déboulonnée, sur une place du centre ville. La police a aussitôt décidé d’ouvrir une enquête pour désordre de masse. De son côté, les services spéciaux ont lancé une enquête pour tentative de prise du pouvoir. Le face-à-face tendu se poursuit sans qu'aucun début de solution ne se dessine.

 


Victor Ianoukovitch n’a fait aucune déclaration publique relative à la crise depuis une semaine. Le président ukrainien est rentré vendredi soir de sa visite en Chine. Avant d’atteindre Kiev, il s’est arrêté à Sotchi chez Vladimir Poutine, ce qui a fait monter la colère de la rue, qui l’accuse de vouloir « vendre » l’Ukraine à la Russie. Moscou est critiquée par les Européens pour avoir exercé des pressions et des menaces sur l'Ukraine pour qu'elle renonce à l'association avec l'Union européenne.
 

L’accord est toujours sur la table, mais il faut ouvrir des négociations avec l'opposition. C'est ce qu'ont répété les envoyés européens qui se sont succédés la semaine passée à Kiev. Un message qui sera relayé cette nouvelle semaine à Kiev, par Catherine Ashton, la chef de la diplomatie européenne.

Source : Rfi.fr
 


Dépêche

Lundi 9 Décembre 2013 - 11:43



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