Facebook s’intéresse aux données médicales des utilisateurs

Selon l’agence de presse Reuters, Facebook se lancerait prochainement, dans le sillage de Google et d’Apple, sur le marché très lucratif de la santé connectée.



Depuis longtemps, la collecte massive des données des internautes offre la possibilité de diagnostiquer des maladies et de proposer, après analyse, des conseils ou un traitement personnalisé pour chaque cas. Par exemple, Google stocke les informations de santé et de bien-être de ses utilisateurs sur sa plateforme Google Fit. Apple, avec sa montre connectée et son application Health, collecte des données médicales en temps réel, comme le rythme cardiaque ou la pression sanguine, sans oublier de recueillir l’activité physique quotidienne (ou son absence) des usagers pour en déduire d’éventuels problèmes médicaux.

Communautés de patients

Facebook se lance à son tour dans cette course effrénée, la chasse aux données de santé est ouverte. Le réseau social désire créer des « communautés de patients » sur le modèle de la plateforme PatientsLikeMe, où des personnes atteintes de maladies partagent leurs expériences et s'échangent des informations pratiques. Le succès mondial du portail témoigne, selon la firme californienne, d'une réelle demande de ce type de service en ligne, notamment de la part des patients souffrant d’affections chroniques.

L'intérêt de Facebook pour la santé n'est pas nouveau. Déjà en 2012, l’entreprise américaine avait donné aux utilisateurs la possibilité de modifier leur profil afin qu’ils précisent s'ils étaient volontaires pour des dons d'organes. L'entreprise de Mark Zuckerberg compte également développer des applications de « soins préventifs » pour aider les utilisateurs à améliorer leur hygiène de vie et prévenir l’apparition de maladies.

Silence autour de la confidentialité des données

« Facebook, dont le projet est encore au stade initial de la collecte d'idées, a déjà rencontré des experts du monde médical et des entrepreneurs », expliquent, à l’agence de presse Reuters, des sources proches du dossier, qui ont tenu toutefois à rester anonymes. Par ailleurs, une unité de recherche et de développement aurait été constituée afin d’effectuer les premiers tests des « applications santé » de Facebook.

En revanche, rien n’a filtré sur la question de la confidentialité des données médicales. Facebook sera peut-être cette fois, plus prudent. Une étude psychologique, manipulant en secret les informations de 700 000 utilisateurs du réseau pour déterminer si les émotions exprimées sur leurs pages pouvaient influencer celles de leurs amis, avait déclenché la colère des internautes.

L'intrusion des géants du web dans le secteur de la santé pose à nouveau la question de la collecte des données personnelles, dont l’un des objectifs est de nous faire consommer toujours et encore, dans la joie et la bonne humeur… et dorénavant, en pleine forme !


RFI

Mercredi 8 Octobre 2014 - 13:22



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