"Faire des médias un vecteur de développement agricole et rural", déclare Oumy Ndiaye du CTA

Faire des médias un véritable vecteur de développement de l’agriculture et des zones rurales. C’est le souhait du Centre Technique pour le développement de l’Agriculture et du monde rural (CTA) qui organise du 12 au 16 octobre à Bruxelles (Belgique) un séminaire sur le thème «Rôle des médias dans le développement agricole des pays ACP (Afrique de l’Ouest, du Centre, de l’Est et australe, Caraïbes et Pacifique)». Cette grande conférence qui réunit plus de 160 personnes venant d’horizons divers met en interaction journalistes, responsables communautaires, scientifiques et universitaires pour une meilleure connaissance et appropriation des questions de développement rural. Le chef du département de la communication du CTA, Oumy Ndiaye a, ainsi, décliné les modalités pratiques, les objectifs et les attentes à travers ce séminaire.



Le chef du département de la communication du CTA, Oumy Ndiaye
Le chef du département de la communication du CTA, Oumy Ndiaye
L’atelier s’est ouvert ce lundi, qu’est ce qui a inspiré CTA pour l’organisation d’un tel séminaire ?

Ce qui nous inspiré c’est le constat que dans la presse, en général le traitement des questions liées à l’agriculture, est relatif à des événements. Alors que pour avoir une utilité réelle de la presse au service du développement agricole, il faudrait des relations plus soutenues, un contenu plus adéquat pour que le public soit à mesure d’appréhender l’importance de l’agriculture et de lui donner le soutien qu’il mérite ou bien d’influencer les politiques pour qu’il le fasse.

Quelles sont les modalités pratiques de l’organisation du séminaire, combien de participants il y a-t-il ?

Nous avons à peu près 180 inscriptions. Nous nous attendons à un minimum de 160 participants. C’était un travail intéressant mais aussi assez prenant parce qu’il fallait assurer un équilibre, avoir une bonne représentation de la presse et ceux qui travaillent plus avec les communautés surtout au niveau de la communication participative avec les programmes de communication liés à des activités sur le terrain. Nous voulons également avoir la composante formation, ceux qui peuvent l’améliorer que cela soit au niveau des universités avec des programmes de formation réellement appropriés à l’information agricole mais aussi au niveau des gens qui font la formation pratique. Les vulgarisateurs, les communicateurs dans les communautés et les membres des rédactions ont des besoins de formation différenciés. Nous avons voulu faire en sorte que tous ces composantes de renforcement de capacité soient là parce que c’est un besoin qui est réel.

Avec ce casting, à quoi peut-on s’attendre à l’issue des conclusions ?

Nous espérons vraiment un engagement réel au niveau de nos pays pour que les décisions politiques idoines soient prises, pour qu’il ait un rôle accru de la presse dans son apport à un développement agricole qui est en fait une urgence, une priorité. Vous avez suivi les crises successives (alimentaires, énergétiques, entre autres) tout cela trouve une réponse dans l’agriculture. Donc, il faut lui donner le poids, les moyens qu’elle mérite. La déclaration de Maputo nous la connaissons mais combien de pays l’ont déjà respectée, combien de pays ont mis en œuvre des mesures pour que 10% des ressources aillent au niveau de l’agriculture. Très peu encore. Il y a vraiment pas mal de chose à faire.

Si nous prenons la diffusion de l’information en milieu rural, le téléphone portable est tellement bien développé dans nos pays mais il y a autre chose à faire pour compléter ce développement. C'est-à-dire avoir les infrastructures nécessaires pour que la communication aille à un niveau plus profond des zones rurales de nos pays. Il faut que les décideurs entendent un message fort et agissent.

Pensez-vous pouvoir faire germer de ce séminaire un plaidoyer qui sera porté par les participants au niveau de leur pays respectif ?

A la fin du séminaire, nous espérons avoir une déclaration formelle avec des points d’articulation clairs que chaque participant prend comme son agenda personnel au retour. «J’ai participé à cette activité, je suis convaincu que je peux faire quelque chose, je vais le faire». Voilà ce que nous espérons tirer de ce séminaire.


De Bruxelles, Ibrahima Lissa FAYE


Lundi 12 Octobre 2009 - 14:51



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