Faut-il ou non respecter la dernière volonté de feu Doudou Ndiaye Coumba Rose ? Des Sénégalais se prononcent.



La triste nouvelle est tombée mercredi dernier, le tambour major n'est plus. Aux premières loges, mardi dernier, à la levée du corps de son ami, feu Vieux Sing Faye, Doudou Ndiaye  Coumba Rose n'a pas tenu le choc. Dès le lendemain, il l'a rejoint dans l'au-delà, à l'âge de 85 ans. Un départ qui a plongé le Sénégal dans le désarroi. A l'annonce de la nouvelle, nombreuses ont été les réactions à travers le monde. Ismaël LO, un ténors de la musique sénégalaise peinait à retenir ses larmes après l’enterrement du « personnage exceptionnel », selon les propres termes du Chef de l’Etat, Macky Sall qui a présenté ses condoléances à la famille éplorée, samedi dernier. Près d’une semaine après son décès, la question est «est-ce que Doudou Ndiaye Coumba Rose a eu droit à l'hommage qu'il méritait ? Son pays a-t-il été à la hauteur ? Pressafrik.com a interrogé des citoyens. 
 
 
Casquette vissée sur la tête sans doute pour se protéger du soleil, Mara Fall campe le débat. En chemise blanche et rencontré à quelques encablures de Niarry Tally (quartier de Dakar), ce citoyen est d'avis que l'Etat a bien géré "l'événement". Habitant aux maristes, Lamine SY n'est pas du tout de cet avis. Selon ce dernier, "l'Etat n'a rien fait pour ce grand monsieur de son vivant, donc, il ne faut pas attendre sa mort pour lui rendre hommage". "L'Etat devait le nommer ambassadeur à titre honorifique », marque Lamine. Ce dernier ajoute que Doudou Ndiaye Rose «a beaucoup contribué au rayonnement de la culture africaine».


Ce qu’il y a, c’est qu'il y a peu, plus précisément au début de ce mois d'août, dans une interview accordée à « Enquête", le tambour major avertissait : « Qu’on n’attende pas ma mort pour me rendre hommage ». A ce propos, il précisait qu’il ne pardonnerait pas aux personnes qui passeraient outre sa volonté. «Le problème au Sénégal est que les gens attendent toujours ta mort pour te rendre hommage. Quiconque me le fait, je ne lui pardonnerais jamais », lançait-il. Vendant ses marchandises à même le sol, Mariama Ndiaye rencontrée elle aussi aux maristes, prône le respect de la volonté du défunt. La dame souligne qu'il serait injuste de passer outre ce souhait.


Dans tous les cas, du côté de l’Etat du Sénégal, on est en train de chercher comment lui «rendre un hommage national pour immortaliser son œuvre».  «Nous voulons attendre la fin du deuil pour discuter de la forme de l’hommage national à offrir à ce personnage exceptionnel. Nous devons perpétuer cet héritage, à travers l’enseignement de ses œuvres au profit des nouvelles générations pour qui il est une source intarissable d’inspiration», a promis le Président Sall. 

Dior Niang (stagiaire)

Mardi 25 Août 2015 - 10:52



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