Fermeture des frontières : les corps de deux imams Guinéens bloqués au Sénégal, des accrochages notés



La fermeture par le Sénégal de sa frontière avec la Guinée, ne créé pas que des problèmes à ceux qui sont au pays d’Alpha Condé et qui veulent venir au Sénégal. Cette mesure d’urgence dictée par la présence du virus Ebola chez nos voisins a crée des problèmes comme celui que vient de révéler le site « guinéenews » qui relate le drame de deux familles dont les dépouilles de proches sont bloquées à Dakar, depuis samedi.


Il s’agit de deux imams guinéens. Les deux personnalités religieuses décédées dans la capitale Sénégalaise, samedi 29 mars 2014, le jour même de la fermeture des frontières sont El Hadji Harouna Sylla, imam de Boussoura (Conakry) et El Hadji Talatou Diallo, imam de Timbi Madina (Pita) et membre de la ligue islamique sous préfectorale.

Selon la source, les deux familles et l’ambassadeur de la Guinée au Sénégal, ont tout fait pour rapatrier les corps mais actuellement sans succès. Les frontières aériennes étant encore ouvertes, le corps de l’imam de Boussoura ne trouve toujours pas  preneur parmi les compagnies qui font le trajet Dakar –Conakry. « Nous avons reçu une autorisation du ministère des affaires étrangères du Sénégal pour le rapatriement. Nous avons donc fait traité le corps. C’est arrivé à la frontière, à Wassadou à Vélingara que les agents de la sécurité ont refusé le passage à la frontière. Depuis 11 heures, hier jusqu'à maintenant, le corps y est bloqué… », a dit Abdoulaye Diallo, fils du défunt. « C’est prématuré de dire que nos efforts sont sans succès », relativise toutefois l’Ambassadeur de la Gunéé, Beau Keïta qui poursuit ses efforts pour les deux familles.

 Aux dernières nouvelles, la compagnie Asky a accepté de ramener le corps de l’imam de Boussoura demain matin à Conakry. Et l’imam de Timbi Madina, lui va être enterré à Wassadou, disent nos confrères qui ne manquent pas de faire part d'accrochages notés dans certaines zones entre des habitants et des passants qui ont voulu emprunter  des ruelles détournées pour accéder au Sénégal. 


Mardi 1 Avril 2014 - 11:51



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