Festival des arts nègres : derniers travaux avant l'ouverture

J-3 pour le Festival mondial des arts nègres. Le 3e rendez-vous culturel du monde noir doit s'ouvrir ce vendredi 10 décembre par un spectacle qui aura lieu au stade Léopold Sédar Senghor, à Dakar. A l’approche de cette cérémonie d’ouverture, on continue à s’affairer sur les différents chantiers lancés pour cette édition 2010. Objectif : faire en sorte que tout soit prêt dans les temps. Reportage sur le site d’une ancienne biscuiterie en cours de métamorphose.



Préparation du Festival des arts nègres : bacs de poissonniers, peinture et pochoirs ont suffi pour décorer la salle des cafés littéraires.
Préparation du Festival des arts nègres : bacs de poissonniers, peinture et pochoirs ont suffi pour décorer la salle des cafés littéraires.
Ce lieu s’appelle la Biscuiterie de Médina, c’est une ancienne usine que les organisateurs du festival ont décidé de transformer. Il a fallu vider des monts de gravats, refaire l’électricité, construire une allée, repeindre les bâtiments en blanc.

A quelques jours de l’ouverture du festival, le lieu est encore hanté par les bruits des perceuses et des marteaux, mais le régisseur, Paco Linares, lui donne vie en décrivant les espaces encore vides.

« L’entrée du public, dit-il, se fera ici. Il y aura un village de tentes, qui sera un village des cultures urbaines »

Des graffitis doivent venir décorer un mur vierge. Un peu plus loin, une teinturerie artisanale sera installée sur une surface dégagée.

« La journée, explique Paco Linares, le lieu sera pour l’essentiel consacré aux expositions ». Le soir, l’ancienne fabrique s’offrira aux musiques Hip Hop.

L’aménagement est presque un hommage au sens de la débrouille : esthétique et économies. Un mur de sacs de ciment à l’effigie du festival a été élevé, il sera utilisé après l’événement. La salle des cafés littéraires est tapissée de bacs de poissonniers peints de couleurs vives. Des arbres bleus découpés dans le bois décorent l’espace restauration.

Les idées sont là, un peu partout. Il ne manque qu’une chose : le temps.

Rfi

Mardi 7 Décembre 2010 - 10:20



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