Fièvre Ebola : Eva Marie Colle Seck renseigne Alpha Condé et répond à la représentante de l'OMS



Fièvre Ebola : Eva Marie Colle Seck renseigne Alpha Condé et répond à la représentante de l'OMS

« Le Sénégal n'a pas de cas suspects ou confirmés du virus Ebola », a annoncé le ministre de la Santé et de l'action sociale, Eva Marie Colle Seck devant le grand Jury de la Rfm. Selon elle beaucoup des mesures ont été prises pour préserver notre population. Cette prévention passe par la sensibilisation, l'information de proximité, la formation, etc. Il y a aussi des mesures accrues de surveillance des frontières.


Toujours dans la prévention, en plus de la fermeture de notre frontière avec la Guinée, elle assume avoir fermer tous les marchés hebdomadaires qui étaient des rencontres sous régionales qui attiraient les populations par milliers. De son avis, cette promiscuité ne pouvait pas être une bonne chose avec la lutte contre cette épidémie.


« Nous n'étions pas prêts par ce que l'épidémie a frappé d'une manière soudaine. Maintenant, nous sommes entrains de nous préparer et nous pensions que les mesures étaient nécessaires pour le Sénégal et la population » lance Mme Seck.

Concernant le président Alpha Condé qui dit ne rien comprendre de la fermeture de nos frontières, elle soutient qu'on doit mettre en avant la sécurité des personnes sur les questions économiques. « Le président Alpha Condé, il va comprendre d'autant que nous n'avons pas fermé le Port, nous avons pas fermé l'aéroport, nous avons envoyé une équipe de l'Institut Pasteur de Dakar et nous comptons envoyer du matériel pour les aider. Ce n'est pas une crise, mais c'est juste une manière de se préparer pour avoir la meilleure riposte pour notre pays », argumente-t-elle. Pour la représentante de l'OMS, Madame le Ministre répond que les Etats ont la possibilité de fermer leurs frontières quand ils jugent le risque justifié.


D'ailleurs, elle informe que c'est une décision qui est prise à un  très haut niveau. « Il faut taire les rumeurs, éviter la panique et se préparer pour faire face à cette épidémie. Nous considérons que c'était la décision à prendre et nous l'avons prise. Face a une maladie qui tue jusqu'à 90 %, contre laquelle on n'a pas de vaccin, je pense que ce n'est pas responsable de rester les bras croisés et attendre » renseigne-t-elle.


Le terreau fertile de cette maladie est la zone forestière et les vecteurs porteurs de ce virus est le plus souvent le gibier et la sauve-souris. Donc, le ministre appelle la population à plus de vigilance et de rigueur dans les mesures sanitaires.



Dimanche 6 Avril 2014 - 13:16



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