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Fin des travaux de la commission d'experts sur la frontière Rwanda-RDC

La frontière terrestre entre le Rwanda et la République démocratique du Congo est-elle enfin délimitée ? Une commission d'experts des deux pays s'y est attelée ces derniers jours, reprenant le tracé de la frontière de 1911 et ce qui restait des bornes qui existaient encore entre les deux pays. Le travail, qui avait commencé en 2009, vient de s'achever. Un membre de la commission assure qu'« il n'y aura aucune perte de territoire par l'un ou l'autre des pays ».



Le rapport de la commission, signé par les experts rwandais et congolais sera examiné lors d'une grande réunion au Rwanda qui devrait se tenir à partir du 15 septembre. Mais la presse pro-gouvernementale rwandaise n'a pas attendu cette réunion pour crier victoire, affirmant que le lieu-dit de la « petite barrière », près de Goma, était sur le sol rwandais, de même que les collines disputées qui ont été le théâtre des affrontements de juin dernier entre les deux pays. « Une grande partie de la frontière congolaise se trouve sur le sol rwandais », titraient même certains sites Internet.

« Aucune perte de territoire »

« C'est faux », explique l'un des membres congolais de la commission de délimitation. « On pourrait aussi parler de la borne qui se trouve derrière la guérite rwandaise de la ‘Grande barrière’ », ajoute-t-il. Mais officiellement, personne, côté congolais, ne souhaite polémiquer. On préfère insister sur le fait que les deux parties ont fait leurs propres mesures et se sont mises d'accord. « Sauf mauvaise foi, il n'y aura aucune perte de territoire pour l'un ou l'autre des pays », explique Roger Rashidi Tumbula, conseiller du gouverneur du Nord-Kivu et membre de cette commission.

Lac Kivu

Outre l'examen du rapport conjoint, la réunion du 15 septembre devrait aborder d'autres questions : comment rendre cette frontière visible ? Il faut au minimum investir dans de nouvelles bornes – celles de 1911 étant partiellement détruites – mais également envisager de recréer une zone neutre d'une vingtaine de mètres de part et d'autre, ce qui pourrait impliquer l'indemnisation de ceux qui ont leurs maisons ou leurs champs sur la frontière. Mais le plus dur reste à faire : délimiter la frontière liquide, celle qui traverse le lac Kivu, riche de ressources notamment gazières. Et pour cela, aucun calendrier n'est prévu.


Rfi.fr

Mercredi 3 Septembre 2014 - 11:31



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