Fin revue sur le Code électoral: polémique sur les points d’accords et de désaccords



Déjà à l’entame, les différents acteurs avaient mis du temps avant d’accorder leurs violons, c’est donc sans surprise que les travaux sur la revue du Code électoral a débouché hier sur un constat d’échec, renseigne «Enquête».
 
Alors que les travaux étaient en cours, le gouvernement avait introduit un texte de loi au niveau de l’Assemblée nationale, provoquant du coup, une suspension des concertations par l’opposition. Celle-ci avait d’ailleurs fini par contraindre l’autorité étatique à retirer le projet de loi en attendant que les travaux se terminent. Mais selon Me Abdoulaye Babou, un des porte-parole du pôle des non- alignés, c’était juste pour mieux sauter». «Nous avons remarqué que l’administration n’a pas joué franc-jeu avec nous. Au moment où nous commencions nos travaux, elle avait déjà introduit au niveau de l’Assemblée nationale, l’examen d’un projet de loi qui était à l’ordre du jour. C’était le premier blocage. Et on nous a dit que l’administration a reculé. Elle a reculé pour mieux sauter parce qu’aujourd’hui, au moment où il était inscrit encore à l’ordre du jour, l’administration a déjà programmé l’élection des Hauts conseillers des collectivités territoriales», rouspète la robe noire.
 
Au départ douze (12) points devaient faire l’objet de discussions entre les différents acteurs du jeu électoral. A l’arrivée, les parties polémiquent sur les points de désaccord et d’accord trouvés. Selon Yoro BA, un des plénipotentiaires de la majorité, «sur les douze (12) points discutés, il y a eu huit (8) accords, deux (2) désaccords et deux (2) réserves ».
 
Faux, réplique Me Abdoulaye Babou. A l’en croire, «il n’y a que quatre (4) points d’accords à l’issue des travaux de revue». «Sur les douze (12) points listés, il y avait au moins huit (8) points de désaccord », soutient l’avocat.
 
«Il y a eu trois (3) points de désaccord», liste pour sa part le plénipotentiaire du pôle de l’opposition, Maguette SY. «Nous sommes tombés d’accord sur le principe de la refonte partielle du fichier électoral mais nous ne sommes pas tombés sur les modalités, sur la notion de confirmation et de radiation d’office des électeurs qui ne se seraient pas présentés à l’issue de la refonte du fichier. Nous sommes contre toute augmentation du nombre de députés à l’Assemblée nationale de 150 à 160. Sur le mode de scrutin, on n’est pas tombé d’accord, sur l’usage du bulletin unique… », indique ce dernier.
 
Pis, selon Me Abdoulaye Babou, «le peu d’accord qu’il y a, porte sur la parité, la fusion de la carte nationale d’identité et d’électeur. Sur le principe, on est d’accord mais tout le monde veut que le fichier soit d’abord audité, certains ont dit qu’on aura pas le temps, d’autres ont préconisé une mise à jour». Véritable cacophonie. 


Jeudi 4 Août 2016 - 13:03



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