Flou autour de la tenue du référendum: l'APR minimise, le PDS aux aguets



Flou autour de la tenue du référendum: l'APR minimise, le PDS aux aguets
Il n'y en a que pour le fameux "Je ne sais pas" du ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo sur la question de la tenue du référendum pour réduire le mandat du président Macky Sall de sept (7) à cinq (5). Notant un "problème de crédibilité", le Parti Démocratique Sénégalais (PDS) par la voix de son porte-parole, se dit "aux aguets".  "Nous ne nous faisons pas d'illusion par rapport à la volonté du président Macky Sall de se renier. Maintenant si jusqu'à quelques encablures de l'élection présidentielle qui doit se tenir en 2017, le président Macky Sall ne prend pas de décision, n'annonce aucune date pour le référendum, cela pose un problème de crédibilité. C'est pourquoi, le  PDS est aux aguets avec tous les Républicains, la société civile, le peuple sénégalais en entier pour que si le président Macky Sall devait se dédire, se renier, nous prenions toutes les mesures démocratiques pour le faire quitter le pouvoir", prévient Babacar Gaye. 

Porte-parole du gouvernement, Seydou Gueye ne voit pas de quoi fouetter un chat. 
 "Le ministre de l'Intérieur a dit que dans son calendrier, il n'a pas encore de date mais c'est une évidence parce qu'un calendrier, c'est une date ou une série de dates donc il n'y a pas encore de date définie, on n'a pas dit dimanche 16 mars ou dimanche 25 juin", formule ce dernier  qui aborde ce "deuxième élément qui (lui) semble important" à savoir qu'"un ministre de l'Intérieur de l'Etat du Sénégal a les moyens d'organiser les élections si c'est décidé à deux (2) ou trois (3) mois, c'est la réalité". Ce qui veut dire, explique le responsable de l'Alliance Pour la République (APR): "Si demain le président de la République prenait la décision de dissoudre l'Assemblée nationale, le ministre de l'Intérieur n'a pas encore de date par rapport à cela si c'est ça l'hypothèse mais il est en mesure d'organiser des élections selon les termes définis et les délais impartis par la Constitution et le Code électoral".


"De la même manière dans notre dispositif institutionnel, si demain il y avait une vacance du pouvoir, vous le savez la Constitution dit qu'une élection devrait être organisée dans les trois (3) mois, dans les 90 jours. Donc, je ne vois pas d'inquiétudes ni d'incertitudes par rapport à ça dès lors que le président de la République indiquait une orientation et une direction qui est la tenue d'un référendum en 2016 et nous ne sommes pas encore en 2016.Le principe de tenir ce référendum a été annoncé par le président de la République et jusqu'à présent le président n'a pas dit autre chose", clôt Seydou Gueye sur Sud fm. 





 


Mardi 8 Décembre 2015 - 11:12



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