Forum de Dakar des 5 et 6 décembre: mettre en rapport les entreprises avec les décideurs politiques, selon Mankeur Ndiaye



Après le lancement officiel de la troisième édition du Forum à Dakar au mois de juillet dernier, en présence d’une forte délégation française, une rencontre s’inscrivant dans la continuité du processus préparatoire en vue de mobiliser toutes les énergies positives nécessaires à la réussite de l’événement, s’est tenue à Paris.
 
Dans son discours, le ministre des Affaires étrangères, Mankeur Ndiaye a tout d’abord remercié le Ministre de la Défense,  Monsieur Jean Yves Le Drian, d’avoir bien voulu (les) convier à cette rencontre avec les partenaires du Forum international de Dakar sur la Paix et la Sécurité en Afrique.
Des remerciements qu’il a également adressés à la Compagnie européenne d’intelligence stratégique pour l’organisation parfaite de cet événement.

Réservant «une mention particulière à tous les chefs d’entreprises présents», le Chef de la diplomatie sénégalaise n’a pas manqué de magnifier l’«esprit de dialogue qui lie des partenaires et amis qui réfléchissent ensemble pour trouver des solutions aux défis et menaces de leur temps».

Et de dire : «En Afrique, la typologie classique des menaces à la paix et la sécurité est connue. Il s’agit généralement de la lutte pour le contrôle du pouvoir politique ou des ressources naturelles ; des conflits frontaliers et identitaires ou encore du séparatisme exacerbé par les différences religieuses et ethniques. L’analyse des causes de ces conflits dits «de première génération» fait ressortir, habituellement, des défaillances dans les systèmes de gouvernance politique».
 
«A ces causes, aujourd’hui moins prégnantes en raison des évolutions positives notées sur le plan démocratique, se sont greffées d’autres sources d’instabilité et de crises. Je pense notamment au terrorisme, à la piraterie maritime et à la criminalité transnationale organisée, y compris les trafics d’êtres humains, de drogue et de cigarettes qui se développent de plus en plus dans notre espace africain», a souligné Mankeur Ndiaye.
 
Selon lui, «c’est fort de ce constat que les Chefs d’Etat africains réunis à Paris en décembre 2013, avec leur homologue Français, le Président François HOLLANDE, lors du Sommet dit de l’Elysée, avaient décidé d’organiser au Sénégal un Forum sur la Paix et la Sécurité en Afrique qui réunirait, en plus des Autorités politiques et militaires, des experts sur les questions de paix et de sécurité, des partenaires internationaux concernés par les enjeux sécuritaires du Continent ainsi que des représentants du Secteur privé et de la Société civile».

«Comme lors des précédentes éditions, avec l’appui constant et déterminant de la France»,  le Forum de cette année «permettra d’approfondir le dialogue stratégique entre les parties prenantes africaines et les partenaires internationaux, d’animer des réflexions pour une vision partagée des menaces sur le Continent, et d’étudier les réponses les plus appropriées pour faire face aux défis du moment. Il offrira également l’opportunité d’examiner les moyens d’accompagner les progrès réalisés grâce aux initiatives africaines ou internationales  dans le domaine de la sécurité et de la paix», a-t-il par ailleurs déclaré.
 
Le Forum international de Dakar sur la Paix et la Sécurité en Afrique prévu cette année les 05 et 06 décembre 2016, les réflexions porteront sur des pistes de solutions efficaces qui prennent en compte les défis liés à la gouvernance, à l’environnement et au développement économique et social.
 
Des événements en marge (side events) au programme, pour les compagnies qui souhaitent démontrer la qualité de leurs produits et services, le Forum s’inscrira aussi dans l’innovation avec le choix d’un thème dédié, sur lequel vont se focaliser les réflexions. Il s’agit de «l’Afrique face à ses défis sécuritaires : regards croisés pour des solutions efficientes».

L’accent sera aussi mis sur les thématiques liées à la gouvernance, à la conflictualité avec un focus sur l’extrémisme religieux et le terrorisme, aux réponses des armées africaines face aux défis sécuritaires ainsi que la coopération par l’échange d’informations, le partage d’expériences et le renforcement des capacités.


Mercredi 14 Septembre 2016 - 14:15



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