France-Christine Lagarde : «Je n'ai reçu ni alerte ni mise en garde»



France-Christine Lagarde : «Je n'ai reçu ni alerte ni mise en garde»
De son rôle dans l'affaire de l'arbitrage Tapie, conclu en 2008 et annulé en 2015 pour «soupçons de fraude», l'ancienne ministre de l'Economie et des Finances (2007-2011) défend avoir à l'époque «essayé de prendre en considération tous les risques». «J'ai tenté de lire, de consulter, de faire la balance entre les avantages et les inconvénients des différentes solutions, d'évaluer les risques». Celui d'une potentielle fraude n'y figurait pas - «Si mes services avaient suspecté une fraude, pourquoi n'ont-ils pas eu le courage de franchir quelques mètres et de venir toquer à ma porte.»

Celui d'une potentielle fraude n'y figurait pas - «Si mes services avaient suspecté une fraude, pourquoi n'ont-ils pas eu le courage de franchir quelques mètres et de venir toquer à ma porte.»
Christine Lagarde insiste: «Je n'ai reçu ni alerte ni mise en garde, aucune, d'aucune sorte, d'aucune part, et j'ai pris des décisions. Mais d'alerte, il n'y en a eu d'aucune sorte. Alors j'ai décidé et j'assume mes décisions.»
 
L'ancienne ministre a également tenu à rendre hommage à ces «milliers de serviteurs de l'Etat» avec qui elle a oeuvré durant ses «six années» à «la maison Bercy» - et «grâce auxquels nous avons pu faire face en France à l'époque, à la plus grande récession économique depuis les années 30.» Ce sont «ces visages-là» qu'elle veut «garder» et ces souvenirs: «les week-ends à Bercy, les interminables déplacements à Bruxelles, ou ailleurs pour y défendre la position de la France, les jours et les nuits passés à l'Assemblée nationale et au Sénat à façonner la loi. Ce fut un immense privilège, et j'ai essayé avec mon cabinet d'en être digne, en conscience et en confiance», conclut-elle.

Le parquet général a requis la relaxe

Ses avocats, Mes Bernard Grelon et Patrick Maisonneuve, ont auparavant plaidé sa relaxe, notamment au motif de l'impossibilité d'apprécier «l'opportunité d'une décision politique» parce qu'elle aurait «mal tourné». «Le but (de l'arbitrage) n'était pas de faire un cadeau à Bernard Tapie (ndlr: les 403M€ octroyés par la sentence, dont 5M€ de préjudice moral). Le but était de mettre fin à un litige qui empoisonnait tous les appareils publics depuis 15 ans», ont-ils souligné.

Le parquet général a également requis la relaxe Christine Lagarde encourt jusqu'à un an de prison et 15 000€ d'amende.
 

leparisien.fr

Vendredi 16 Décembre 2016 - 13:55



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