France: Emmanuel Macron repart en campagne sur le terrain

​Emmanuel Macron a choisi de se rendre dans la Somme et le Pas-de-Calais pour son retour sur le terrain ce mercredi après sa qualification pour le second tour de la présidentielle. Des départements où Marine Le Pen est arrivée en tête dimanche. Un signe de la volonté du candidat d'En Marche! de reprendre le combat contre son adversaire, après deux jours un peu au ralenti.



Un dépôt de gerbe pour la commémoration du génocide arménien lundi, une participation à l'hommage au policier tué sur les Champs-Elysées et une visite dans un hôpital de la région parisienne mardi :  l'agenda d'Emmanuel Macron a été plutôt allégé pendant deux jours. Alors que Marine Le Pen a - elle - multiplié les sorties de terrain.
 
Après le dîner organisé dimanche soir avec ses collaborateurs à la Rotonde, une brasserie parisienne réputée, pour fêter la victoire au premier tour, Emmanuel Macron a donné l'impression de ne pas vouloir reprendre la campagne tambour battant, et même d'être déjà un peu dans l'après-7 mai.
 
Changement de rythme aujourd'hui. Emmanuel Macron se rend dans la Somme et le Pas-de-Calais, deux départements où Marine Le Pen a pris l'avantage le 23 avril.
 
D'abord à Amiens, sa ville natale, pour rencontrer l'intersyndicale de l'usine Whirlpool, qui doit être délocalisée en Pologne. Ensuite à Arras, une des rares villes du Pas-de-Calais où il est arrivé devant la candidate du Front national au premier tour, pour un meeting.
 
Emmanuel Macron repart donc en campagne sur le terrain avec l'objectif, explique son entourage, de combattre « pied à pied » Marine Le Pen.
 
La mise en garde de François Hollande
 
Excès de confiance ou erreur de communication, Emmanuel Macron a accumulé depuis dimanche des maladresses reprises en boucle par les médias et laissé le
terrain à sa rivale Marine Le Pen. Au point de s'attirer un avertissement en forme de commentaire inquiet du président qui avait pourtant annoncé voter pour lui.
 
François Hollande prend d'abord quelques précautions : « Je ne veux pas apparaître comme un mentor ou un tuteur » dit-il. Mais ce que ses confidences laissent ensuite transparaître, c'est une inquiétude face aux premiers pas d'Emmanuel Macron, avec la soirée au restaurant le soir du premier tour et le sentiment persistant d'un excès de confiance. Ce qui vaut pour le président un appel à se ressaisir : « Rien n'est fait, dit le président en privé, il faut être très sérieux et mobilisé (...) Un vote ça se mérite, ça se conquiert, ça se justifie, ça se porte ».
 
François Hollande dans cet entre-deux tours a sa stratégie : porter le fer sur le terrain économique et social, sur les conséquences précises, concrètes sur la vie des Français, dit-il. Des conseils en creux à son héritier malgré lui pour ces prochains jours, des arguments à faire porter dans une France juge le président, qui n'a pas « pris conscience » de la situation politique.
 
L'extrême droite au deuxième tour d'une élection présidentielle ce n'est pas rien, dit François Hollande. Tout faire pour quitter l'Elysée avec un FN le plus bas possible le 7 mai est son dernier combat de président.

rfi.fr

Mercredi 26 Avril 2017 - 12:04



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