France: Une bande attaque un lycée de Seine-Saint-Denis

Une vingtaine de personnes cagoulées et armées de barres de fer, de bâtons et de couteaux ont pénétré mardi matin dans le lycée professionnel Jean-Baptiste Clément à Gagny en Seine-Saint-Denis. Ils étaient à la recherche d'un élève. Celui-ci a été blessé ainsi que onze autres personnes.



C'est au moment des entrées et sorties d'élèves à l'interclasse de 10h 30 que les assaillants, selon le rectorat, se sont dirigés «directement vers la salle de permanence à la recherche d'un élève». D'après un jeune habitant de Gagny, les personnes connaissaient bien l'établissement scolaire. Ils ont réussi à blesser leur victime à la lèvre d'un coup de couteau. L'élève a été opéré durant l'après-midi. D'autres personnes, dont une enseignante griffée superficiellement au thorax par un couteau, un autre élève souffrant apparemment d'une fracture et une assistante d'éducation victime d'un malaise, ont été hospitalisées. Les huit autres sont légèrement commotionnées.

Six interpellations

L'intrusion du groupe a donné lieu à «une rixe» et «des affrontements» dans la salle entre les agresseurs et certains élèves présents, selon une source judiciaire. Du mobilier a été jeté au sol et une vitre brisée par les intrus. D'après le rectorat, une «rivalité amoureuse» liée à une «très ancienne rivalité de bandes originaires de deux cités de la ville, les Dahlias et Chesnay serait à l'origine de l'intrusion.

Selon la police, six personnes ont été interpellées et placées en garde à vue au commissariat de Gagny, dont au moins trois mineurs. Le lieu et le moment de leurs interpellations n'ont pas été précisés.

Xavier Darcos s'est rendu sur place
«Il est insupportable que des violences de quartiers, des règlements de comptes entre bandes viennent s'exercer dans des établissements scolaires», a déclaré sur place le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos, en qualifiant de «grave» l'intrusion. «Ce n'est pas une violence de l'école mais une violence qui vient à l'école», «c'est profondément choquant, c'est un sacrilège», a ajouté le ministre alors que sa collègue de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a fait part dans un communiqué de sa «profonde indignation».

Selon l'inspecteur d'académie, Daniel Auverlot, qui s'est aussi rendu sur place, «c'est un affrontement entre cités qui aurait pu se passer au stade ou au centre commercial», mais qui s'est déroulé «dans un lycée qui est le contraire de la caricature d'un établissement de cité».

Dès la fin de matinée, un renfort de sécurité a été mis en place aux abords de l'établissement. Le lycée Jean-Baptiste Clément, qui compte 500 élèves, a été fermé jusqu'à mercredi matin et une cellule de travail pour traiter les problèmes de sécurité a été installée.
Source: Le Parisien

Le Parisien

Mardi 10 Mars 2009 - 22:42



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