Franco-sénégalais enrôlés dans le Jihad : une bombe à retardement pour les deux pays

L’arrestation de Mamadou Diaw à l’aéroport Léopold Sédar Senghor fait ressortir le problème récurrent de la présence des Franco-sénégalais dans les rangs djihadistes. En effet, dans une enquête effectuée par nos confrères de Libération, il ressort que ce problème constitue un vrai casse-tête aussi bien pour la France que pour le Sénégal.



Franco-sénégalais enrôlés dans le Jihad : une bombe à retardement pour les deux pays
Mamadou Diaw, alias Abu Ahmed, est un Français d’origine sénégalaise interpellé à l’Aéroport Léopold Sédar Senghor alors qu’il tentait de rallier les zones de combat de l’Etat islamique. Mais, ce qu’il ignorait, c’est qu’il était dans les tablettes d’Interpol qui l’avait déjà fiché comme personne dangereuse voulant rallier le front Irako-syrien pour s’engager dans les combats.

Mais Mamadou Diaw n’est pas le seul dans cet état. En effet, Oumar Diaby, dit Oumar Omsen est considéré par la police française comme l’un des recruteurs les plus actifs de l’Etat islamique et est actuellement en cabale. Selon les autorités françaises, il a déjà convoyé de Nice beaucoup de personnes dont des membres de sa famille.

Un autre binational concerné est Ibrahima Ly. Mais lui, a été alpagué par la police sénégalaise au quartier Grand Mbour. M. Ly qui croupit dans les prisons sénégalaises encourt des poursuites de la part des Français. Et pour cause, son frère Mansour Ly, condamné en France pour tentative de rallier le front djihadiste l’a accusé comme étant celui qui l’avait recruté. D’où la demande d’entraide judiciaire émise par le pays de Marianne.

Khalifa Dramé, lui aussi Français d’origine sénégalaise, a obtenu son séjour dans les geôles français après avoir été extradé par le Mali où il avait été arrêté. Dans ce même lot on retrouve aussi Abdoul Mbodj condamné par défaut en France pour 10 ans, ainsi que son frère Souleymany qui en a pris pour 6 ans.

Toute cette armada de Franco-sénégalais qui ont rallié les fronts djihadistes constituent un casse-tête aussi bien pour la France que pour le Sénégal. Car, ils peuvent avoir de l’influence sur d’autres personnes dans ces pays, ou encore, y perpétrer des attentats après leur libération.  

Ousmane Demba Kane

Lundi 22 Août 2016 - 08:39



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