François Fillon : "C'est un assassinat politique"

Le candidat désigné par la droite et le centre François Fillon a annoncé ce mercredi. Ce matin, il a reporté sa visite au Salon de l'agriculture, convoquant sa famille politique à son QG de campagne. Voici sa déclaration intégrale.



«Mesdames et messieurs, mon avocat m'a confirmé que je serai convoqué le 15 mars devant un juge d'instruction pour être mis en examen.  Il est sans exemple dans une affaire de cette importance qu’une convocation au fin de mise en examen soit lancée quelques jours à peine après la désignation des juges, sans qu'ils aient pris connaissance du dossier, ni procédé à des investigations à charge, sur la simple base d'un rapport de police manifestement à charge, c'est à dire pour condamner.
 
Les seuls cas que l’on connaît sont ceux où les personnes reconnaissaient les faits et demandaient leur mise en examen. Je ne reconnais pas les faits, je n'ai pas détourné d'argent public, j'ai confié comme un 1/3 des Parlementaires des travaux à mes proches car je savais pouvoir compter sur leur confiance et leur compétence. Ils m’ont effectivement assisté et je le démontrerai.
 
Cette convocation s'inscrit dans une enquête menée depuis le début exclusivement à charge. Depuis l'origine et contrairement à ce qui était dit, je n'ai pas été traité comme un justiciable comme les autres. L'enquête préliminaire a été ouverte en quelques heures. Les procès verbaux contrairement à la loi ont été immédiatement communiqué à la presse, sans qu'à aucun moment le Garde des Sceaux ne s'en émeuve. L'Etat de droit a été systématiquement violé. La presse s'est fait l'écho des convictions des enquêteurs et d'elles seuls. Les arguments de fait que j'ai présentés n'ont pas été entendus, ni relayés. Les arguments de droit partagés par des grands professeurs de droit et un ancien secrétaire général du conseil constitutionnel;, ont été écartés d'un revers de la main, la présomption d'innocence a complètement et entièrement disparue.
 
Le choix de la date, deux jours avant la clôture des parrainages, calculé pour empêcher la droite et le centre d'avoir un candidat. Nombre de mes amis politiques et de ceux qui m'ont soutenu à la primaire parle d'un assassinat politique. (...)
 
C'est la voix des millions de français qui est muselé. Je me rendrais à la convocation des juges, je ne se désespère pas de la justice. (...) Je leur dirai ma vérité, qui est la vérité. Au-delà de la procédure judiciaire, à ceux qui me suivent comme à ceux qui me combattent, seul le suffrage universel peut décider qui sera le prochain président de la République. Je vous demande de me suivre, ce n'est pas de moi qu'il s'agit, mais de vous. Je serai au rendez-vous de la démocratie. (...)
 
Je n'accepte pas que tout s'organise pour nous amener dans la voie du renoncement, du déclin, de l'oubli. La France est plus grande que nous, plus grande que mes erreurs, que les avis d'une grande partie de la presse (...), je m'opposerai de toute mes forces. Je vous le dis avec gravité, ne vous laissez pas abuser. Ma volonté de servir est plus grande que les accusations qui sont portées contre moi.»

parismatch.com

Mercredi 1 Mars 2017 - 15:02



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