François Hollande poursuit sa mini-tournée africaine en Angola

François Hollande poursuit sa mini-tournée africaine en Angola, où il est arrivé jeudi soir. Il doit y rester jusqu'en début d'après-midi, ce vendredi. Une visite où l'économie va prendre le dessus sur le politique.



Le président français, François Hollande, à son arrivée à Luanda, le 2 juillet 2015. AFP PHOTO / ALAIN JOCARD
Le président français, François Hollande, à son arrivée à Luanda, le 2 juillet 2015. AFP PHOTO / ALAIN JOCARD

La page de l’Angolagate est définitivement tournée. L’an dernier, le commerce bilatéral entre la France et l’Angola a progressé de 70 %, une véritable explosion. Il y a le marché des hydrocarbures : l’Angola est le deuxième producteur africain de pétrole et Total est la première compagnie sur ce marché.

Mais il n’y a pas que le pétrole. Depuis que le cours du baril a perdu 50% de sa valeur,l’Angola cherche à diversifier son économie. C’est pourquoi François Hollande est arrivé jeudi soir à Luanda en compagnie d’une cinquantaine de chefs d’entreprise français qui vont participer ce vendredi matin à un forum économique franco-angolais. Priorité à l’économie donc.

En Angola, le même homme, José Eduardo dos Santos est au pouvoir depuis 35 ans. Il y a encore deux semaines, quinze membres de la société civile angolaise, dont le rappeur Luaty Beirao, ont été jetés en prison pour rébellion. Sans parler de José Marcos Mavungo, le militant des droits de l’homme de l’enclave de Cabinda qui est en prison, lui, depuis plus de trois mois. Mais tout cela ce sont des sujets qui fâchent et il est peu probable que François Hollande les aborde ce vendredi avec son homologue angolais.
 

Critique mais pas trop

Pourtant, à Cotonou, François Hollande a tenu un long discours de plus de 25 minutes devant son homologue béninois et tout un parterre de personnalités dans lequel il a déclaré : « Je suis attaché à ce que soient respectés les textes constitutionnels, les échéances électorales et les rythmes de la démocratie ». Une allusion claire aux chefs d’Etat qui veulent changer les règles du jeu pour rester au pouvoir. Il a cité l’exemple du Burundi où, dit-il, « ces règles ne sont pas respectées et où l’on en mesure les conséquences pour la paix civile ».

Pourquoi critiquez-vous le manque de démocratie au Burundi et pas en Angola et au Cameroun, les deux pays où vous vous rendez après le Bénin ? C'est la question qui a alors été posée au président français en conférence de presse. Voici sa réponse :


Rfi.fr

Vendredi 3 Juillet 2015 - 06:19



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