François Hollande recadre son gouvernement après la polémique sur les Roms

Le président français, François Hollande, a rappelé à tous les ministres «les règles d'unité et de solidarité» qui doivent prévaloir au sein du gouvernement. Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement, affirme qu’avec ces propos, le président français a «mis un terme définitif à la polémique» née après les propos de Manuel Valls sur les Roms en France.



François Hollande, président français, et Manuel Valls, minitre de l'Intérieur, à l'Elysée le 10 octobre 2012. AFP PHOTO POOL / Philippe Wojazer
François Hollande, président français, et Manuel Valls, minitre de l'Intérieur, à l'Elysée le 10 octobre 2012. AFP PHOTO POOL / Philippe Wojazer
Les propos de Manuel Valls avaient mis le feu aux poudres, dans la majorité et jusqu’au sein du gouvernement. Mardi 24 septembre, le ministre français de l’Intérieur avait déclaré que «les Roms n'ont pas vocation à s'intégrer en France en raison de leur mode de vie mais à être reconduits en Bulgarie et Roumanie».
 
La France a «des valeurs et des principes»

 
Après près d'une semaine de flottements, pendant laquelle la polémique n’a cessé d’enfler, François Hollande semble avoir voulu siffler la fin de la partie, ce mercredi, lors du Conseil des ministres. C’est Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement, qui a rapporté le détail de cette mise au point présidentielle.
 
A (re)lire: Ces 15 000 Roms qui font trembler la France

 
«Le président de la République a mis un terme définitif à la polémique de ces derniers jours en rappelant que la France avait des valeurs et des principes et que notre politique à l'égard des populations roms les respectait scrupuleusement, cela n'a pas à être mis en doute un seul instant», a déclaré la porte-parole du gouvernement, à l’issue du Conseil des ministres.
 
Un rappel à l'ordre des ministres pour éviter la cacophonie

 
«Collégialité, solidarité, responsabilité, tels sont, a-t-il rappelé, les principes qui prévalent dans un gouvernement. Ils valent évidemment pour toutes les questions, surtout les plus délicates», a-t-elle encore rapporté. Le président français a également insisté : «Chaque ministre doit être entièrement à sa tâche et si un problème surgit, il doit être soumis à l’arbitrage du Premier ministre ou du président de la République.»
Et si il a estimé que «participer à un gouvernement n'efface pas les sensibilités», il a également souligné que «le débat doit se situer au sein du gouvernement, et non sur la place publique.»
 
La veille, intervenant devant l'Assemblée nationale, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, avait déjà appelé ses troupes au calme et au «sang-froid», sur fond de joute verbale entre Cécile Duflot, ministre du Logement, et Manuel Valls.

Dépéche

Mercredi 2 Octobre 2013 - 13:44



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