Francophonie : la langue française écartée à la conférence de révision de la CPI


La première conférence de révision de la Cour pénale internationale se poursuit à Kampala. Ouverte le 31 mai dernier, elle doit se terminer le 11 juin, et rassemble des représentants des 111 États. Une conférence importante pour l'avenir de la CPI, mais dont les débats, curieusement, se déroulent exclusivement en anglais. Une situation qui suscite l’indignation des délégations francophones, notamment congolaises.



Francophonie : la langue française écartée à la conférence de révision de la CPI
Officiellement, la Cour pénale internationale, comme toutes les agences des Nations unies, est bilingue. A la fois française et anglaise, comme en témoigne son site internet. Mais la conférence de révision du Traité de Rome, constitutif de la Cour pénale internationale qui se tient à Kampala depuis le début de la semaine, s’est révélée être un rendez-vous exclusivement anglophone. Les intervenants de langue française étaient systématiquement traduits. Mais ceux qui s’exprimaient en anglais semblaient penser que tout le monde les comprendrait.

Même dans les débats où les francophones étaient majoritaires, comme ceux qui concernaient la République démocratique du Congo ou bien la République centrafricaine, les discussions se faisaient en anglais. Et beaucoup ont préféré quitter ces débats, plutôt que de se sentir à ce point ignorés. Janine Mandou, présidente d'une ONG congolaise, témoigne : « il y a des fois où on demandait la parole. Et comme vous parlez français, je crois qu’il n’y avait pas moyen...puisqu’il n’y avait pas d’interprète, alors ça, moi ça m’a écœurée… ».

Une situation d’autant plus surprenante que sur les cinq enquêtes ouvertes par la CPI depuis sa création en 2002, deux se déroulent dans des pays francophones, et une dans un pays arabophone.

Rfi

Dimanche 6 Juin 2010 - 11:38



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