#Fusillade à Montrouge : la policière blessée est décédée

On ne sait pas pour l'heure si ces faits sont liés à l'attentat survenu mercredi à «Charlie Hebdo», qui a fait douze morts. L'auteur de la fusillade est en fuite, selon Bernard Cazeneuve.



Deux personnes ont été prises pour cible par des tirs à l'arme à feu jeudi matin au sud de Paris: un agent de voirie et une policière, qui a succombé à ses blessures. Un important dispositif policier a été déployé sur les lieux, rue Pierre Brossolette.
 

D’après les premiers éléments, il n’y a «pas de lien établi avec l’attentat de Charlie Hebdo», selon des sources proches du dossier. Vers 8h19, des agents qui intervenaient sur un accident de la circulation ont été pris pour cible. Les tirs se sont produits dans le secteur de Montrouge/Châtillon (Hauts-de-Seine), à proximité de la porte de Châtillon, dans le sud de Paris.


Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a quitté en urgence la réunion de crise autour de François Hollande, organisée au lendemain de l’attentat commis contre le journal Charlie Hebdo, pour se rendre sur place, a annoncé l’Elysée. Le ministre, qui appelle chacun à la «retenue, à la maîtrise et à la responsabilité» et fait savoir que l'auteur des coups de feu est en fuite.

Emmanuel Cravello, du syndicat Alliance des hauts-de-Seine, évoque une «scène très rapide» et fait savoir que la police judiciaire a été saisie. «Il s'agissait d'un seul individu armé de deux armes automatique. Le lien avec Charlie hebdo ne peut pas être établi.»
 

«J’étais chez moi en train de préparer mon enfant pour aller à l’école et j’ai entendu trois coups de feu», déclare une habitante. Un autre voisin a lui aussi entendu trois coups de feu. Il est descendu dans la rue et a vu «une femme se faire réanimer par des gens dans rue».
 

Zara, qui habite à côté depuis 38 ans raconte avoir «peur, je suis choquée. J’ai entendu des boums j’ai cru que c’était des travaux puis j’ai entendu des sirènes mon gardien m’a dit que c'était une fusillade. J’ai emmené ma fille à l’école. Les enfants n’avaient pas le droit de passer par la cour par précaution, ils étaient apeurés.»


Libération France

Jeudi 8 Janvier 2015 - 10:59



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