GABON-DIPLOMATIE : Grève générale illimitée des personnels du ministère des affaires étrangères

La gestion épicière des lignes budgétaires allouées à ce département ministériel, est la toile de fond de cette paralysie totale d’activités. Gestion financière scabreuse, à l’origine d’un environnement de travail des plus exécrables, qui sont les mobiles de ce débrayage qui met la diplomatie gabonaise à genoux.



GABON-DIPLOMATIE : Grève générale illimitée des personnels du ministère des affaires étrangères
Les deux semaines de préavis –jours ouvrables- lancées du 26 avril au 7 mai dernier, et la grève d’avertissement de trois jours bouclée le vendredi 9 mai dernier, n’ont visiblement pas été suffisantes pour la tutelle, à apporter de réponses satisfaites aux  préalables contenus dans le cahier de charges de gréviste. Résultats des courses, les agents ont décidé lundi 12 mai de franchir le rubicon, en entamant un gèle totalement d’activités tout en animant un piquet de grève à l’entrée de leur département ministériel.
Les préalables à la levée de la grève, portaient sur quatre principaux points, dont le paiement de la prime de servitude diplomatique. Prime dont les arguments de la tutelle portant sur sa fusion dans la future prime d’incitation à la performance, PIP, n’a pas convaincu  les agents, au regard de la survie de certains primes au sein d’autres départements techniques pourvoyeurs de richesses, et ce, en dépit de l’existence en gestation de la prime d’incitation à la performance, dont les textes d’application restent attendus. Le paiement par ailleurs, de l’indemnité de servitude diplomatique, prime exclusivement réservée aux diplomates de carrière, n’est pas en reste.
Autre revendication majeure, la réfection des commodités du principal bâtiment administratif. Une maison de verre à l’aspect extérieur resplendissant, et dont l’intérieur est malheureusement plongé dans un état des plus comateux, avec des dysfonctionnements légion.  Ascenseurs fonctionnant au petit bonheur la chance, de la climatisation centrale à l’arrêt depuis plus de 5 ans avec tous les risques de santé endurés par les agents, éclairage des plus médiocres, plomberie au rabais et des WC hors d’usage. Un tableau des plus sombre, malgré d’importants fonds annuellement affectés pour l’entretien général dudit bâtiment. Et pour preuve, l’exercice budgétaire 2013 indique quelques 73 millions de nos francs alloués pour les besoins de la cause, sans qu’aucune ligne n’ait bougé à ce jour. Des fonds dont la trajectoire reste illisible, sans que personne ne s’émeuve, en dehors, bien entendu des syndicalistes, qui crient au loup.


La gestion approximative des fonds publics du côté des affaires étrangères, entache également les chapitres formation des personnels et achat des véhicules de service et de fonction, dont le tableau des résultats affiche curieusement néant, sans que des explications ne soient jusqu’ici fournies, sur la destination des plus de 600 millions contenus dans l’exercice budgétaire 2013, pour lesdites préoccupations. Des pratiques peu orthodoxes, dénoncées avec la dernière énergie par les syndicalistes, qui exigent lisibilité et traçabilité, dans l’orientation des fonds publics affectés à l’amélioration des conditions de vie et de travail au bénéfice des agents du département des affaires étrangères.

mazleck.info

Mardi 13 Mai 2014 - 12:53



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