GUERRE POUR LE CONTROLE DE MERMOZ SACRE CŒUR : Barthelémy Dias va-t-il sortir un pistolet contre ses adversaires?




L’heure de la confrontation a sonné dans la commune de Mermoz –Sacré Cœur. Entre Barthelemy Dias et ses adversaires candidats lors des élections locales, c’est la guerre. Cette tension est exacerbée par les accusations portées par Ndèye Bineta Gassama et d’autres leaders locaux en lice pour la conquête de la mairie relative à la vente du terrain de Sacré Cœur III situé près de la boulangerie jaune. Barthelemy Dias aurait cédé ce terrain dans des conditions non orthodoxes.
Le mis en cause qui n’a pas sa langue dans sa poche a riposté, documents à l’appui. Sur un ton ferme, il promet de ne pas reculer. « Nous n’avons jamais vendu le terrain. Nous avons signé une convention de partenariat avec la société « 37 cinq » pour l’exploitation du site pendant 5 ans. Il s’agit d’un partenariat public privé autorisé par le conseil municipal et avalisé par l’autorité administrative », a lancé le maire sortant lors d’une conférence de presse. Selon le maire, un investissement de plus de deux milliards de Fcfa sera réalisé sur le site.
Selon M. Dias, cet investissement effacera du décor de la cité les vendeurs de foins, les ateliers de mécaniciens. « Ces gens ne paient aucune taxe à la mairie. Le nettoyage du site nous coûte annuellement 15 millions de Fcfa » a dit le maire socialiste.
Moustapha Diop, l’un des promoteurs du projet a souligné que le complexe va abriter une polyvalente pouvant abriter des conférences, des spectacles ainsi que des cérémonies religieuses. Des centres commerciaux ainsi que des parkings seront construits de même que des terrains de
football, de basket et de Handball. Barthélemy Dias dit espérer augmenter les recettes de sa commune à travers cet investissement qui va aussi rapporter entre 80 et 100 emplois. « Nous avons un budget de 250 millions qui ne nous permet pas de répondre suffisamment aux ambitions que nous avons pour notre commune
», fait-il remarquer.
Le maire a révélé avoir envoyé une correspondance au préfet pour déguerpir les occupants. « Nous n’attendons que le feu vert de l’autorité administrative. Nous sommes dans la légalité. Nous irons jusqu’au bout. Rien ne nous fera reculer », avertit-il. Le jeune socialiste va-t-il encore sortir un pistolet ? En tout cas, les jeunes qui s’opposent à son projet promettre de défendre leur « territoire ».






Samedi 31 Mai 2014 - 02:50



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